La sinistrose des Français coûte cher

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La sinistrose des Français coûte cher
Le moral des Français au plus bas, ce pourrait coûter un point de PIB chaque année à la France.@ MAXPPP
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COUP DE GUEULE - Un député socialiste estime que le climat de démoralisation coûte un point de PIB à la France chaque année.

L’INFO. 20 milliards d’euros, soit 300 euros par personnes et un point de PIB, c’est ce que coûterai la sinistrose des Français chaque année. Une estimation de Banque Publique d’Investissement sur laquelle François Brottes, le président PS de la commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale, se base pour dénoncer l’ambiance délétère entretenue, selon lui, par les médias dans l’Hexagone.

Conséquences morales. Quand on doute de l’avenir, l’économie est de rigueur. On réfléchi à deux fois avant d’aller faire du shopping et de faire tourner les commerces. C’est la même chose pour les patrons qui renoncent à investir ou à embaucher.

C’est pour sortir de cette sinistrose et relancer un entrain moral et économique que François Brottes a poussé son “coup de gueule”. “Les plans sociaux, les moments de détresse que vivent les gens, c’est normal qu’on en parle. Mais dans la mesure où il n’y a que ça, on se dit qu’il n’y a pas d’alternative. Le chemin qui consiste à dire qu’il n’y a que le pire qui est possible, ça n’est pas acceptable”, s’emporte le socialiste au micro d’Europe 1.

Une estimation “au doigt mouillé”. Si tout le monde s’accorde à reconnaître l’impact non négligeable du moral sur la productivité d’un pays, il faut préciser que le chiffre d’un point de PIB n’est pas le fruit d’une étude détaillée.

François Brottes, désireux d’étayer son point de vue, a contacté la Banque Publique d’Investissement qui lui a fourni une estimation sans fondements mathématiques. Difficile de mesurer précisément l’impact qu’aurait le bonheur ou le malheur sur l’économie réelle. Il n’empêche que si cette estimation s’avérait vraie, le point de PIB récupéré ferait tomber 10 milliards d’euros dans les caisses de l’Etat, l’équivalent de la hausse de la TVA prévue pour 2014.

Suivi par Montebourg. Le ministre du Redressement productif a soutenu le discours du député en promettant de publier bientôt “une carte des bonnes nouvelles”, concernant “les projets d’implantation en France”.

“J’en ai une pour le Figaro, j’en ai une pour Valeurs actuelles, j’en ai une pour les marchands de pessimisme”, a-t-il ironisé, regrettant que le “pessimisme soit une attitude politique en soir”.

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