La saison touristique "sauvée de justesse"

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La saison touristique "sauvée de justesse"
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Le bilan de la saison touristique est mitigé. Les touristes ont boudé Paris mais les stations balnéaires s’en sortent plutôt bien.

La saison d'été 2009 a été "sauvée de justesse" en France. Et ce grâce à un afflux accru de vacanciers français qui a compensé "pour partie" la chute des visiteurs étrangers, selon un bilan publié lundi par le Synhorcat, la deuxième organisation patronale de l'hôtellerie-restauration.

Selon l’organisation, la réduction de la TVA à 5,5% dans la restauration "a été un des éléments qui a permis de sauver la saison" et "commence à faire ses effets, même s'il n'y a pas eu de baisse massive des prix".

Dans les stations balnéaires, les résultats sont "satisfaisants, mais contrastés". La Grande Motte (Hérault) a "attiré beaucoup de vacanciers" à la recherche d'hébergements à petits prix et de soleil. "C'est une bonne saison, car août rattrape juillet", mais les vacanciers ont été "plus économes", commente la présidente du Synhorcat Provence. La Côte d'Azur "ne désemplit pas", la fréquentation entre le 14 juillet et le 15 août a été stable par rapport à 2008, grâce à une "météo favorable".

En Normandie, le tableau a été plus sombre : "On n'a vu aucun Anglais" et "beaucoup moins de Néerlandais et d'Allemands", constate Marc Tellier, président du Synhorcat Normandie. Mais "la clientèle française a compensé en partie cette désaffection".

En Rhône-Alpes, la situation a été contrastée "avec beaucoup de restaurants en redressement ou en liquidation", selon le président du Synhorcat régional. "Mais ceux qui ont joué la baisse des prix ont bénéficié d'un afflux de clientèle qui a été salutaire", ajoute-t-il.

A Paris, la saison a été "mitigée", car "les touristes anglais, russes et sud-américains étaient relativement absents". La baisse d'activité des restaurants a été "souvent à deux chiffres".