La première partie du budget 2012 adoptée

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La première partie du budget 2012 adoptée
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Les députés ont validé les recettes en se basant sur l'hypothèse d'une croissance à 1,75%.

308 voix contre 203, soit la majorité contre l'opposition. Les députés français ont adopté mardi la première partie – les recettes – du projet de loi de finances pour 2012. Le texte sera examiné au Sénat à partir du 17 novembre, mais il fait déjà parler de lui…

En effet, le projet de budget pour 2012 est bâti sur une hypothèse de croissance de 1,75%. Or, crise oblige, la croissance pourrait être revue à la baisse, autour de 1%. Un écart qui sera conséquent pour les caisses de l'Etat, de l'ordre de 5 à 7 milliards d'euros. Le gouvernement avait anticipé en annonçant que de nouvelles mesures pourraient être prises si nécessaire…

"Sincère et véritable" ou "surréaliste et caduc" ?

Jugé "sincère et véritable, solide, sérieux et responsable" par l'UMP Jérôme Chartier, le budget 2012 plaît beaucoup moins à gauche. Au PS, on le considère comme "injuste et déjà caduc". Pour Pierre-Alain Muet, le porte-parole du groupe socialiste dans ce débat, ce budget est "catalogue de mesures à la Prévert dont n'émerge aucune autre logique qu'une austérité aveugle et massive".

Pierre Moscovici, proche de François Hollande, s'est emporté devant les journalistes. "C'est surréaliste. On vote sur des chiffres dont on sait tous qu'ils sont faux". La partie "recettes" du budget 2012 comporte plusieurs mesures choc comme la taxe sur les hauts revenus ou la taxe soda. Déjà, plusieurs nouvelles mesures sont discutées au cas où il faille pallier la baisse de la croissance.

"Avec toutes ces mesures, le gouvernement augmente les impôts sans le dire", a expliqué mardi soir l'économiste Nicolas Bouzou sur Europe 1. "Aujourd'hui, les prélèvements obligatoires sont déjà très élevés.  En tapant dans les niches fiscales ou les exonérations de charges sociales, on augmente les impôts", insiste-t-il. La France n'a pas du tout commencé sa réflexion sur les dépenses publiques. C'est à rebours de ce qui se fait chez tous nos voisins".