La Poste : la CGT revendique 40% de grévistes à Paris

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La Poste : la CGT revendique 40% de grévistes à Paris
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L'appel à la grève illimitée des postiers a été suivi lundi par près de 40% du personnel, selon la CGT, par 17,29% selon la direction.

L'appel à la "grève illimitée" lancé lundi par CGT, Sud, CFTC et FO dans les 185 bureaux de poste parisiens a été suivi par 40 à 50% des salariés dans la moitié nord de la capitale et par 30 à 40% dans la partie sud, selon les chiffres annoncés par la CGT, lors d'une assemblée générale, en fin de journée.

La direction de La Poste a évalué en fin de journée le taux de grévistes à 17,29%, des chiffres "pas bons", selon la CGT : "la direction [...] inclue dans les non-grévistes des agents qui sont en arrêt-maladie, en vacances ou en RTT", a assuré Maurice Fabregas, de la fédération des postiers CGT, devant une assemblée générale réunissant une cinquantaine de personnes représentant "une quarantaine de bureaux".

Depuis le 7 septembre, le bureau de Poste de Château-Rouge, dans le 18e arrondissement de Paris, est en grève pour réclamer l'abandon des projets de réorganisation et des embauches. "Comme dans d'autres quartiers populaires, le temps d'attente augmente" car l'activité dite de "banque sociale", c'est-à-dire le retrait au guichet de petits montants, notamment sur les Livret A, "n'est pas jugé rentable" et ne dispose pas de personnel suffisant, dénonce la CGT. La poste dénonce "un faux procès".

"Faire en sorte que les files d'attente soient moins longues, ce n'est pas un luxe, le mécontentement monte", avait averti, en avril, la Fédération des usagers des transports et des services publics (FUT-SP). Les usagers "ne savent même plus où trouver les guichets", cachés par les présentoirs commerciaux, se plaint la CGT, selon qui l'attente peut monter à "30 ou 40 minutes, même dans des arrondissements résidentiels comme le 15e".

La polémique parisienne s'inscrit dans une contestation plus générale du projet de changement de statut de la Poste, vécu par les opposants comme un début de privatisation. "En écrivant en toutes lettres dans le texte qu'à aucun moment, des capitaux de fonds privés n'entreront au capital de La Poste, nous lèverons toute ambiguïté", a répliqué dimanche Christian Estrosi, le ministre de l’Industrie, chargé du dossier.