Les intempéries, une plaie pour nombre de secteurs économiques

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Les intempéries, une plaie pour nombre de secteurs économiques
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Les jardineries ou les parcs d’attractions connaissent de grosses difficultés et doivent s’adapter.

Il a plu sans arrêt à Paris cette semaine. Il n'avait d'ailleurs jamais autant plu en mai depuis le début des mesures, il y a plus d'un siècle. L'ancien record, qui datait de mai 1992, a été pulvérisé. On enregistre des centaines de kilomètres de bouchons et certains secteurs économiques sont obligés de s'adapter. Même du côté des trains, d'après nos informations, les trains sont moins remplis et les annulations ou les reports de voyages sont plus nombreux que d'habitude.

"Une perte de chiffre d’affaires de l’ordre de 200 à 300.000 euros par jour". Les premiers  touchés, ce sont bien sûr toutes les activités de plein air. Les jardineries par exemple, qui organisent chaque début de semaine des réunions pour faire un point météo. Et en fonction du temps, ils prévoient leurs stocks de fleurs. Les parcs d'attraction aussi sont parfaitement organisés.

Ils travaillent au quotidien avec  des entreprises spécialisées dans la météo, comme l'explique Margerie Cauvin, de l'entreprise Climpact. "C’est une perte de chiffre d’affaires de l’ordre de 200 à 300.000 euros par jour. Ils peuvent réduire ou supprimer des extras en fonction de la prévision de fréquentation. Quand on sait qu’il y a moins de monde, on casse les prix, et on adapte au mieux les stocks de boissons fraîches ou de glaces, en s’attardant davantage sur les boissons chaude sou les soupes", explique-t-elle au micro d’Europe 1.

"On vend 15% de moins de tongs". Il y a aussi les secteurs plus évidents comme le textile, avec des robes et des tee-shirts qui restent dans les rayons. En revanche, le commerce en ligne s'en sort plutôt bien. On enregistre même des hausses d'achat sur internet quand il pleut sans discontinuer. La raison : il reste souvent du stock sur internet.

Stephane Treppoz, du site de chaussures Sarenza ne dit pas autre chose : "dès qu’il se met à pleuvoir, on vend plus de bottes. On peut de permettre d’avoir et des bottes en stocks, et des chaussures d’été, toute l’année. En revanche, on vend 15% de moins de tongs, et 22% en moins d’espadrilles. L’un compense l’autre".