"La maîtrise de la dépense est la clef de la réussite", pour le président de la Cour des comptes

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CHASSE AU GASPILLAGE - Didier Migaud, président de la Cour des comptes, a rappelé jeudi sur Europe 1 que la France devait redresser sa situation budgétaire.

INTERVIEW

Chaque année, son rapport sonne comme un rappel à l'ordre. La Cour des comptes a publié mercredi son dernier bilan, avec pas moins de 32 sujets au menu. "Il faut faire des réformes, le monde bouge", a justifié Didier Migaud, président de l'institution, jeudi matin, au micro d'Europe 1. "La maîtrise de la dépense publique est la clef de la réussite." 

"Eviter les gaspillages". Pour Didier Migaud, la France est "parmi les pays qui consacrent le plus de crédits aux politiques publiques". En revanche, elle n'obtient que des résultats "passables, voire médiocres". "La Cour des comptes est obsédée par l'efficacité et l'efficience des services publics pour éviter les gaspillages", a expliqué son président. Selon lui, "le redressement de la situation budgétaire du pays est une question de souveraineté". Estimant que le gouvernement "peut atteindre" l'objectif des 3,3% de déficit public en 2016, Didier Migaud met cependant l'exécutif en garde contre des prévisions peu réalistes. "L'inflation est prévue trop haute", a t-il estimé. "La masse salariale est sûrement calculée de façon trop optimiste."

"Accompagner les réformes". Les magistrats de la rue Cambon ont l'habitude de distribuer les bons et mauvais points. Cette année, ils ont notamment étrillé les contrats de génération, trop complexes, mais aussi la maintenance des centrales nucléaires ou encore la lutte contre les fraudes dans les transports franciliens, jugée insuffisante. Mais Didier Migaud ne veut pas résumer le rôle de son institution à celui d'un gendarme des politiques publiques. "Nous souhaitons aussi accompagner les réformes, faire en sorte qu'elles puissent être amplifiées une fois qu'elles sont engagées", a t-il insisté.