La France évite la récession de justesse

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La France évite la récession de justesse
Conformément aux prévisions de Bercy, la croissance française a atteint 1,7% en 2011.
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La croissance a atteint 1,7% en 2011, grâce à un dernier trimestre meilleur que prévu.

La plupart des économistes craignait que la France connaisse un bref épisode de récession. Finalement il n’en sera rien. La croissance de l'économie française a atteint 1,7% en 2011. Et ce, grâce à un quatrième trimestre meilleur que prévu (+0,2%), a annoncé mercredi l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee).

Conforme aux prévisions du gouvernement

La croissance en 2011 est donc "conforme à la prévision du gouvernement publiée en août", s’est félicité le ministre de l'Economie François Baroin relavant que ce résultat a été acquis dans "un environnement international difficile". L’Etat avait maintenu jusqu'au bout sa prévision (+1,75%) alors que la plupart des économistes tablaient plutôt sur une croissance du produit intérieur brut de 1,6% en 2011 et un recul de 0,2% au quatrième trimestre.

La croissance, dynamique au premier trimestre 2011 (+0,9%), s'était légèrement repliée au second (-0,1%) avant un rebond au troisième (+0,3%). Et ce, après une année 2010 marquée par une croissance à 1,4%.

La consommation des ménages a ralenti

Dans le détail, la consommation des ménages a légèrement ralenti en fin d'année (+0,2% au quatrième trimestre après +0,3% au troisième). Les dépenses d’"énergie-eau-déchets" des ménages reculent (-3,6% après +5,7%) avec le climat doux de l'automne. Les dépenses alimentaires poursuivent aussi leur baisse (-0,1 % après -0,8 %).

Les entreprises ont vécu un bon dernier trimestre 2011. La formation brute de capital fixe - autrement dit l'investissement des entreprises - a accéléré (+0,9% après +0,2%). Les exportations ont progressé au même rythme qu'à l'été (+1,2%) alors que les importations reculaient (-1,2% après +0,7%). Quant à la hausse de la production de biens et services a été un peu plus marquée au quatrième trimestre qu’au troisième (+0,4% après +0,3%). L'investissement dans les biens manufacturés rebondit (+2,2% après -0,8%), notamment dans l'automobile.