La Défense espère limiter l'impact des coupes budgétaires

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La Défense espère limiter l'impact des coupes budgétaires
@ AFP
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La ministre des Armées a assuré jeudi que les 850 millions d'euros d'économies n'auraient pas d'impact sur les opérations militaires en cours.

La ministre des Armées, Florence Parly, a assuré jeudi que les 850 millions d'euros d'économies demandées à la Défense en 2017 n'auraient pas d'impact sur les opérations militaires en cours. Comme l'a confirmé Emmanuel Macron, le budget de la Défense sera amputé cette année pour permettre à la France de respecter son engagement de ramener son déficit à 3% du PIB. Une décision à l'origine de la démission du chef d'Etat-major des armées, le général Pierre de Villiers, remplacé mercredi par le général François Lecointre.

La Défense pourra ensuite bénéficier l'an prochain d'une augmentation de crédits, avec l'objectif de porter ses ressources à 2% du PIB en 2025, a rappelé le chef de l'État jeudi à Istres, dans les Bouches-du-Rhône. "Je m'engage à ce qu'il n'y ait pas d'impact pour le quotidien de nos armées en 2017 et je m'engage à ce qu'il n'y ait pas d'impact pour nos forces opérationnelles", a déclaré Florence Parly sur TF1.



Contrats renégociés avec des industriels. Selon une source gouvernementale, la ministre espère le déblocage rapide d'une partie d'une réserve de 1,9 milliard d'euros gelée pour l'exercice en cours au titre des régulations annuelles. Parmi les économies pouvant être réalisées, cette même source cite une réduction des versements aux organismes internationaux, qui représentent chaque année plusieurs centaines de millions d'euros. Outre des économies de gestion, le gouvernement espère aussi bénéficier de la renégociation de certains contrats avec des industriels de l'armement ou décaler certains programmes.



"Nous travaillons aujourd'hui sur le lissage d'un certain nombre de paiements ou de livraisons de programmes d'équipement de long terme", a expliqué Florence Parly. La Direction générale de l'armement (DGA), qui achète pour quelque 10 milliards d'euros de matériels par an et l'état-major des armées sont à l'oeuvre pour identifier les programmes qui seront touchés.