La croissance du marché européen de l'automobile se poursuit

  • A
  • A
La croissance du marché européen de l'automobile se poursuit
Renault a enregistré une hausse des immatriculations de voitures neuves de 8,9% en mars.@ PHILIPPE HUGUEN / AFP
Partagez sur :

Tout va bien pour le marché automobile européen qui poursuit sa reconquête des consommateurs. En mars, les immatriculations de voitures neuves ont augmenté de 6%.

Le marché européen des voitures neuves a enregistré une croissance encore solide de 6% en mars malgré les fêtes de Pâques, et quasiment retrouvé ses niveaux d'avant-crise, selon les statistiques officielles publiées vendredi.

+8,9% pour Renault. Dans un marché qui a absorbé plus de 1,7 million d'unités, Renault a tiré son épingle du jeu avec des immatriculations en hausse de 8,9%, tandis que son concurrent français PSA ne progressait que de 1,4% et le premier groupe du continent, Volkswagen, de 2,6%, a précisé l'Association des constructeurs automobiles européens (ACEA) dans un communiqué. Sur les trois premiers mois de l'année, la progression moyenne du marché automobile dans l'Union s'établit à 8,2%.

Comme avant la crise. L'ACEA, après une année 2015 marquée par une hausse vigoureuse des immatriculations (+9,3%) qui avait permis d'atteindre 13,7 millions d'unités, certes encore loin du record d'avant-crise (près de 16 millions en 2007), a fait preuve de prudence dans ses prévisions pour 2016, tablant jusqu'ici sur 2%. Mais les 1,7 million unités de mars "sont proches de ceux de mars 2007, juste avant la crise économique qui a frappé le secteur automobile", a souligné l'ACEA vendredi. L'organisation a aussi noté que cette année, les jours fériés de Pâques sont tombés en mars, contrairement à l'année de référence de 2015, réduisant ainsi les opportunités de ventes.

L'Italie très en forme. Parmi les grands marchés, c'est l'Italie qui a le plus progressé le mois dernier, à +17,4%, suivie par la France (+7,5%) et le Royaume-Uni (+5,3%). De leur côté, l'Espagne et l'Allemagne sont restés quasiment stables, à respectivement -0,7% et -0,04%, selon l'ACEA.