La crise, une "hyper complexité"

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La crise, une "hyper complexité"
@ MaxPPP
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La présidente du Medef participe à Davos au Forum économique mondial. Elle est optimiste.

"L’ambiance est très différente de l’année dernière. En 2008, la peur était palpable. Aujourd’hui, chacun ressent que la reprise est à portée de main. Mais il n’y a pas encore de consensus sur ce qu’il faut faire", a déclaré jeudi matin Laurence Parisot au micro de Marc-Olivier Fogiel sur Europe 1. La présidente du Medef est présente au Forum économique et social de Davos et s’est dite plutôt "optimiste" pour l’avenir.

"La situation est d’une hyper complexité", a jugé Laurence Parisot. Mais aujourd’hui, "partout, il y a des lieux où chacun travaille pour essayer de repenser le système économique et financier mondial, et qu’il est très difficile de mettre tout le monde d’accord", a-t-elle expliqué au micro d’Europe 1. "Il est difficile de mettre tout le monde d’accord", et c’est pourquoi il faut accepter l’idée que ça peut être lent : il faut gérer les choses les unes après les autres.

Le discours de Sarkozy, "un événement"

Laurence Parisot a estimé que le discours de Nicolas Sarkozy, la veille "était important et un événement", notamment parce que c’était la première fois qu’un chef de l’Etat français s’exprimait à l’ouverture du Forum. Elle a notamment retenu de son discours qu’il a insisté sur son intention de réformer le système monétaire mondial, actuellement dominé par le dollar. "C’est peut-être le cœur du cœur du problème", a indiqué la présidente du Medef. "D’avoir dit qu’il faut que ce soit au cœur des discussions préparatoires des prochains sommets du G8 ou du G20 est un acte politique important", a-t-elle assuré.

La "PME attitude"

Nicolas Sarkozy s’est dit optimiste mercredi sur l’année à venir en matière de chômage. "Le pire est derrière nous", a pour sa part estimé Laurence Parisot. "Ceci dit il y a encore beaucoup de travail, beaucoup d’efforts à faire pour s’assurer que cette tendance soit vraiment durable", a-t-elle toutefois modéré. "Pour le MEDEF, la reprise de l’emploi passe les TPE et PME, nous prônons la PME Attitude. La reprise du travail et des embauches viendront des petites entreprises", a-t-elle assuré.

Sur les retraites, la présidente du Medef a estimé qu’il fallait trouver "le chemin du consensus". Pour cela, Laurence Parisot a estimé qu’il fallait attendre les conclusions des travaux sur l’orientation. Ensuite, il faudra se mettre d’accord sur deux points, a-t-elle expliqué : "quel est taux de remplacement que nous souhaitons ? et sur le maximum de cotisations que nous considérons comme supportable pour maintenir la compétitivité de nos entreprises, et nous verrons quel est l’âge légal qu’il convient d’adopter".