La crise de la dette au menu du Medef

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La crise de la dette au menu du Medef
L'université d'été du Medef s'ouvre mercredi, sur fond de crise.@ MAXPPP
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Lors de l’université d’été de l’organisation, qui s’ouvre mercredi, Parisot va faire ses recommandations.

Grands patrons, ministres et experts en tout genre ont rendez-vous à partir de mercredi à l’université du Medef. Pendant trois jours, 190 intervenants de 19 nationalités différentes sont ainsi invités sur le campus d'HEC à Jouy-en-Josas, dans les Yvelines, à débattre de la coopération internationale et du renforcement de l'intégration européenne.

Van Rompuy en première ligne

Le rendez-vous débutera mercredi par une assemblée plénière ouverte par le président de l'Union européenne, Herman Van Rompuy. Il s’exprimera devant pas moins de treize membres du gouvernement, dont le ministre de l'Economie François Baroin, la ministre du Budget Valérie Pécresse ou encore le ministre de l'Agriculture Bruno Le Maire.

Les grands patrons du CAC 40 seront également de la partie comme Maurice Lévy (Publicis), Jean-Pierre Clamadieu (Rhodia), Louis Gallois (EADS) ou encore Christophe de Margerie (Total). A noter aussi la présence de trois responsables syndicaux : Bernard Van Craeynest (CFE-CGC), Jean-Claude Mailly (FO) et Jacques Voisin (CFTC).

Le moral en berne des patrons

Les sujets autour de la crise et de la dette seront au centre des débats de ce rendez-vous de l’organisation patronale. Parmi les thèmes abordés : "plus forts après la crise", "penser à 6,7 milliards d'êtres humains", "les recompositions géopolitiques ou "l'innovation en équation". Et ce, alors que la France est en pleine stagnation économique.

La crise est effectivement au centre des préoccupations des dirigeants d’entreprises en cette rentrée. Ils font grise mine et se disent "très soucieux", à l’image d’Olga Valot, patronne de Transports Valot, qu’a rencontrée Europe 1. "On réfléchit à deux fois avant de signer pour les investissements futurs. On attend de voir le bilan en septembre-octobre", déplore-t-elle.

Laurence Parisot devrait d’ailleurs profiter de ces trois jours pour lancer des recommandations de politique économique au gouvernement, à quelques mois de la présidentielle. Laurence Parisot a déjà estimé que l'Etat devait faire plus d'économies et augmenter la fiscalité pour rééquilibrer son budget et que, idéalement, l'effort devrait être réparti à raison de deux tiers pour les économies et d'un tiers pour les impôts.