La colère des salariés de l’usine de Celanese et de leurs élus

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La colère des salariés de l’usine de Celanese et de leurs élus
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Quelque 150 salariés de Celanese à Pardies dans les Pyrénées-Atlantiques, accompagnés d’élus locaux, et des salariés du sous-traitant Yara, ont manifesté mardi devant l'Assemblée nationale à Paris pour contester la fermeture de l'usine chimique.

"Nous sommes là pour protester, parce que c'est un site rentable, qui pourrait continuer à travailler", a déclaré Serge Neveu, délégué CGT, sur fond de sifflets et de cornes de brume, lors de la manifestation organisée face à l’Assemblée nationale à Paris pour protester contre la fermeture de l’usine de Celanese, dans le Pyrénées-Atlantiques.

Les salariés veulent "dire aux parlementaires: "vous faites la loi, vous ne pouvez pas oublier la situation de ces usines qui sont rentables, dégagent des profits, mais qui pour des questions de logiques internes, ferment les entreprises"", selon David Habib, député (PS) de la circonscription de Celanese. Une délégation était reçue en début d'après-midi par des groupes parlementaires.

Le porte-parole du Nouveau parti anticapitaliste (NPA), Olivier Besancenot était venu apporter son soutien. Il s'est dit "révolté par leur situation": "le problème c'est dans quel camp sont les pouvoirs publics ? Les actionnaires et les patrons on les connaît, ils baladent tout le monde (...) Tous ces groupes-là, ils ont eu des contacts avec les pouvoirs publics et souvent des contacts financiers", a-t-il souligné.

Vendredi, l'Etat a confirmé l'absence d'offre de reprise pour l'usine Celanese, qui emploie 350 salariés et dont la fermeture a été annoncée par le groupe chimique américain en mars.

"Ce n'est pas le gouvernement qui renonce" mais "il n'y a eu aucun contact sérieux et nous ne pouvons pas nous obstiner sans examiner une reprise alternative en terme de réindustrialisation", a déclaré mardi à l'Assemblée le secrétaire d'Etat chargé des PME, Hervé Novelli.