L’UIMM suspend sa cotisation à la CGPME

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L’UIMM suspend sa cotisation à la CGPME
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La fédération de la métallurgie s’oppose à une refonte de la représentativité patronale.

C’est "une mesure symbolique". Pour marquer son désaccord avec la prise de position de la Confédération générale du patronat des petites et moyennes entreprises (CGPME), la fédération de la métallurgie (UIMM) a décidé jeudi de suspendre le versement de sa cotisation trimestrielle. L'information a été dévoilée par Le Figaro.

Une refonte de la représentativité patronale

La CGPME, organisation concurrente du Medef, avait avancé, en fin d'année, l'idée que l'audience des organisations patronales soit mesurée auprès des employeurs au niveau national lors d'une élection électronique. La première serait organisée en 2013. Et elle serait renouvelée tous les cinq ans.

Objectif : un mouvement devrait recueillir au moins 8% des voix pour être représentatif au niveau interprofessionnel. Car aujourd’hui, il n'existe pas d'instrument de mesure de la représentativité patronale.

Problème : cette proposition est rejetée par l'UIMM. Elle estime qu’une élection nationale ne peut pas servir de mesure de la représentativité. "Notre position est très claire, c'est celle d'une représentation fondée sur l'adhésion des entreprises et un financement des organisations patronales fondé sur la cotisation", a expliqué le président de l'UIMM, Frédéric Saint-Geours.

Pire l’UIMM reproche à la CPME ne pas avoir été consultée, comme les autres grandes fédérations.

Un manque à gagner pour la CGPME

La suspension du versement de la fédération de la métallurgie n’est pas sans conséquence pour la CGPME. Car la cotisation annuelle de l’UIMM s’élève à 150.000 euros, ce qui représente, rappelle Le Figaro, 9% des recettes de la confédération des PME.

Pire, d’autres fédérations pourraient suivre cet exemple, comme celle des travaux publics, selon le journal.