L’UE revoit à la hausse son aide pour les pays pauvres

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L’UE revoit à la hausse son aide pour les pays pauvres
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En plein débat sur l’aide financière accordée aux pays pauvres, les Européens confirment au fur et à mesure leurs promesses.

Les pays européens à Copenhague accordent leur position sur une aide immédiate aux pays pauvres de quelques 7,2 milliards d’euros pour la période 2010-2012. Un engagement supérieur aux premières promesses européennes, qui se chiffraient à six milliards.

Au total, l'aide européenne sera de 2,4 milliards d'euros par an sur trois ans, ce qui devrait représenter 30% de l’enveloppe globale d'aide aux pays pauvres. Cette annonce a vocation à faire réagir une partie des pays développés, encore réticents à chiffrer de manière précise leur contribution.

La Grande-Bretagne a déjà avancé 884 millions d'euros sur trois ans et les Suédois, 765 millions d'euros pour 2010-2012. La France vient de rejoindre ces pays en annonçant une aide de 420 millions d'euros par an sur trois ans, soit 1,26 milliard d'euros au total. "C'est important pour crédibiliser l'engagement des pays les plus riches vis-à-vis des pays africains dont nous avons besoin pour obtenir un accord ambitieux à Copenhague", a déclaré le président de la République Nicolas Sarkozy.

Les Etats-Unis devraient prendre un quart à leur charge. Restera ensuite à convaincre le Japon et les autres grands pays industrialisés de délier leurs bourses. Mais de nombreux pays tardent à s’engager, comme l’a rappelé la présidence suédoise de l’Union Européenne.

Autre défis au programme pour les Européens : surmonter leurs divergences sur l'opportunité de relever leur objectif de réduction d'émissions de 20% d'ici 2020, par rapport à 1990, à 30%, ce qui leur permettrait de maintenir leur position de pointe sur le climat. La Grande-Bretagne pousse en ce sens afin d'encourager les autres grands pays pollueurs à suivre. "Nos pays doivent être aussi ambitieux qu'ils prétendent l'être", demande le premier ministre Gordon Brown.

D'autres se montrent plus prudents car pour l'heure le compte n'y est pas. "Nous jugeons que les engagements pris par les Etats-Unis ne sont pas comparables aux efforts consentis par l'Union européenne et nous ne pensons pas que le moment soit venu", a prévenu jeudi le premier ministre suédois Fredrik Reinfeldt, alors que Washington ne propose une baisse que de 4% par rapport à 1990.

La Pologne et l'Italie sont en revanche opposées à intensifier l'effort en pleine crise économique. Varsovie voudrait même qu'on attende 2010 avant de franchir le pas.