L'IVG remboursée à 100 % pour toutes

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L'IVG remboursée à 100 % pour toutes
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3’ CHRONO - Les députés ont voté la loi. Les femmes majeures étaient remboursées à 70% ou 80%.

L'info.Les députés, qui examinent actuellement le projet de budget de la Sécurité sociale, ont voté vendredi le remboursement à 100% des interruptions volontaires de grossesse (IVG) par l'assurance maladie à partir de 2013.

• Quelles sont les règles actuellement ? Aujourd’hui, seules les bénéficiaires de la Couverture maladie universelle (CMU) et les mineures sont intégralement remboursées. Pour les autres, l’Assurance maladie rembourse entre 70% et 80% des frais médicaux. Ces derniers vont de 200 à 450 euros selon la méthode utilisée (IVG par voie médicamenteuse ou par chirurgie) et le lieu de l’intervention (hôpital ou cabinet médical).

• Qu’est-ce qui change ? Le taux de remboursement devient le même pour toutes, c’est-à-dire 100%, avec ou sans mutuelle. Les autres règles restent inchangées : l’IVG est confidentielle mais pas anonyme, il n’y a pas d’âge minimum et l’accord des parents n’est pas nécessaire. Les mineures doivent néanmoins venir accompagnées d’une personne majeure. L’IVG ne peut être pratiquée qu’avant la fin de la douzième semaine de grossesse.

• Comment ont réagi les associations ? "C'est une mesure très importante, notamment pour les femmes qui sont de plus en plus précarisées et qui n'ont pas de complémentaire santé", s’est félicitée la secrétaire générale du Planning familial, Marie-Pierre Martinet.

27.09 planning familial IVG avortement

© MAX PPP

• Pourquoi en veulent-elles pourtant plus ? Si les structures qui accompagnent les femmes en détresse se félicitent de la mesure, elles redoutent néanmoins une efficacité très limitée. Jugeant les IVG comme une opération pas assez rentable, un nombre croissant de médecins et d’hôpitaux ont en effet arrêté de le pratiquer. Résultat, même gratuit, l'avortement restera difficile d'accès. Les associations souhaitent donc que l'acte soit mieux rémunéré par l'Assurance maladie pour que chaque région dispose d’un nombre minimum de centres pratiquant l’IVG.