L'euro chute au plus bas après la victoire de Syriza en Grèce

  • A
  • A
L'euro chute au plus bas après la victoire de Syriza en Grèce
@ PHILIPPE HUGUEN/AFP
Partagez sur :

MONNAIE - La monnaie unique a chuté à son plus bas niveau depuis 11 ans, après la victoire du parti anti-austérité aux élections législatives grecques.

Après la victoire du parti anti-austérité Syriza en Grèce, les réactions des marchés étaient très attendues, lundi matin. Première conséquence de ce tremblement de terre politique : l'euro a chuté ponctuellement à son plus bas niveau depuis 11 ans. Les Bourses asiatiques, dont celle de Tokyo, étaient ainsi en retrait après les résultats des élections législatives grecques. Les marchés s'inquiètent de la volonté due Syriza de renégocier l'énorme dette du pays. Alexis Tsipras devient le premier dirigeant européen élu sur le rejet explicite des politiques difficiles imposées par l'UE à ses membres après la crise, alimentant sur les marchés les craintes d'une sortie de la zone euro.

>> LIRE AUSSI : l'UE se prépare à négocier avec la Grèce

"Les marchés sont sensibles au risque". La monnaie européenne s'est affichée brièvement à son plus faible cours depuis septembre 2003. L'euro est cependant remonté dans les minutes suivantes. "La pression sur l'euro va se poursuivre puisque les Grecs ont rejeté l'austérité, accentuant la possibilité que la Grèce quitte la zone euro", a commenté à Tokyo Toshiya Yamauchi, analyste chez Ueda Harlow Ltd, cité par l'agence Bloomberg News. "Les marchés sont sensibles au risque". D'autres estiment cependant peu probable une telle hypothèse. "Nous pensons toujours que la Grèce va rester dans la zone euro", déclarait Elsa Lignos, de RBC Capital Markets.

>> ECOUTER AUSSI - Grèce : "la dette est irremboursable"

Déjà un coup de mou la semaine dernière. La monnaie unique européenne avait déjà accusé le coup la semaine dernière après l'annonce par la Banque Centrale Européenne de son programme de stimulation de l'économie, avec des rachats de dette publique et privée échelonnés à raison de 60 milliards d'euros par mois à partir de mars 2015, soit davantage que les 50 milliards escomptés par le marché. Version moderne de la planche à billets, ces programmes d'"assouplissement quantitatif" sont souvent désignés par l'acronyme anglo-saxon "QE".

>> LIRE AUSSI - Grèce : la BCE ne devrait participer à aucune réduction de la dette grecque