L'Autolib de Bolloré a-t-il été espionné ?

  • A
  • A
L'Autolib de Bolloré a-t-il été espionné ?
Autolib' aurait porté plainte contre X pour espionnage industriel, visant notamment BMW@ MaxPPP
Partagez sur :

Deux ingénieurs allemands ont été surpris en train d’examiner de (trop) près les bornes de la voiture électrique.

L'INFO. Les Allemands seraient-ils parfois jaloux des Français, au point de vouloir les espionner ? Autolib', la société du groupe Bolloré, qui fabrique les fameuses voitures électriques parisiennes en libre accès, vient en tout cas de porter plainte contre X pour espionnage industriel, selon Le Figaro. L'entreprise a, en effet, surpris deux ingénieurs allemands examinant de très près les bornes de rechargement des véhicules.

Boursier.com - Autolib' espionné par BMW ?

La DCRI enquête. Le contre-espionnage français, mène l’enquête et c’est vrai qu’il y a un certain nombre d’éléments pour le moins troublants. Au cours du mois d'août, deux techniciens de haut niveau allemands ont donc été surpris par des employés d'Autolib' dans les rues de Paris en train de brancher des appareils électroniques sur les bornes de recharge. Ils se sont, d’abord, faits passer pour des agents qui assuraient la maintenance. Mais, en réalité, ils travaillent pour une société spécialisée dans l’ingénierie automobile : P3 Group. Les deux techniciens n’ont pas cherché à se faire connaitre. Ils ont pris, en avril, un abonnement "incognito" de 16h/mois. Ils ont finalement été arrêtés le 5 septembre par la police, dans le 17è arrondissement de la capitale.

L'un d'eux travaillait pour BMW. L’un des hommes a reconnu travailler pour BMW. Quelques jours après l’arrestation des techniciens, BMW France a d'ailleurs écrit directement au groupe Bolloré pour s’excuser sur la méthode, tout en récusant les accusations d'espionnage. Selon la marque, les techniciens réalisaient des tests pour s'assurer que sa future voiture électrique soit compatible avec ces bornes. Un peu court comme explication, aux yeux de Bolloré, qui vient justement de développer une nouvelle technologie de borne de rechargement et ne se contentera pas d'une lettre d'excuse. "Pourquoi ne nous ont-ils pas demandé à l'avance ? On n'est pas dans un James Bond, mais nous sommes tout de même un grand groupe français et nous tenons à protéger nos intérêts", prévient Jo Querry, le directeur des opérations d'Autolib' au micro d'Europe1.

Un autre constructeur ? Contacté par Le Figaro, BMW France assure que le jour de leur arrestation, les employés de P3 Group travaillaient pour le compte d'un autre constructeur. Selon nos informations, par ailleurs, la société P3 Group est en effet un sous-traitant en contrat avec plusieurs marques, et notamment Volkswagen.