Intermittents : salariés et employeurs du spectacle tombent d'accord sur l'assurance chômage

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Intermittents : salariés et employeurs du spectacle tombent d'accord sur l'assurance chômage
@ PHILIPPE LOPEZ / AFP
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Les deux parties ont trouvé un accord dans la nuit de mercredi à jeudi sur le régime d'assurance chômage spécifique aux intermittents, une première.

Un accord a été trouvé dans la nuit de mercredi à jeudi par les organisations de salariés et d'employeurs du spectacle sur le régime d'assurance chômage spécifique aux intermittents, une première au sein du secteur. Selon une source patronale, il s'agit d'un "accord acceptable pour les parties" (...) avec de nettes améliorations pour la protection des travailleurs avec des efforts réciproques", conclu au terme de près de dix heures de négociations. "L'accord prévoit une hausse des cotisations patronales et aussi un effort côté salariés", précise-t-on de même source.

Ce que prévoit l'accord. Parmi les principaux points actés dans cet accord figurent, selon la CGT, l'ouverture des droits à l'indemnisation aussi bien pour les artistes que pour les techniciens, à partir de 507 heures travaillées sur 12 mois. L'accord prévoit aussi un retour à une date anniversaire pour le calcul des droits des intermittents, un système plus avantageux que l'actuel dispositif "glissant", instauré en 2003. Sont aussi prévus "la neutralisation des baisses d'indemnisation après un congé maternité" ou encore "un début de prise en compte des arrêts maladie concernant les affections de longue durée".

"Tout n'est pas résolu". "C'est un accord important mais en même temps tout n'est pas résolu car c'est un accord de branche et il faudra encore qu'il franchisse l'étape interprofessionnelle de l'Unedic", a expliqué une source proche du dossier. "Le risque existe d'un blocage à l'Unedic, qui gère l'assurance chômage, et que l'Etat reprenne la main sur le dossier", a ajouté cette même source. Une option que les intermittents ne souhaitent pas car ils redoutent que la participation de l'Etat n'ouvre la voie à une "caisse autonome", qui les sortirait alors de la solidarité interprofessionnelle. 

Le mouvement continue. L'accord intervient après plusieurs semaines d'âpres discussions entre les partenaires sociaux qui négociaient, pour la première fois au sein du secteur, leurs règles spécifiques d'indemnisation d'assurance chômage. Les intermittents poursuivaient mercredi soir leur mouvement de protestation en occupant des théâtres à Paris et dans plusieurs grandes villes comme à Strasbourg, Bordeaux, Lille, Montpellier, sans perturber forcément des spectacles. Le théâtre de l'Odéon, occupé depuis dimanche soir, a dû annuler pour la seconde soirée consécutive la représentation de "Phèdre(s)" avec Isabelle Huppert.