Intermarché garantit un meilleur prix aux éleveurs porcins

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Intermarché garantit un meilleur prix aux éleveurs porcins
Les éleveurs porcins qui fournissent le groupe Intermarché seront mieux rémunérés. @ DENIS CHARLET / AFP
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Le groupement de distributeurs Intermarché et sa filière agroalimentaire lancent un contrat garantissant un prix pouvant atteindre 1,50 euro par kilo.

Le groupement de distributeurs Intermarché et sa filière agroalimentaire Agromousquetaires ont annoncé jeudi qu'ils allaient mettre en place un nouveau mécanisme de rémunération de leurs éleveurs porcins partenaires, au travers d'un contrat de cinq ans leur garantissant un prix pouvant atteindre 1,50 euro par kilo. "Alors que le cours du porc est au plus bas, Intermarché et son pôle agroalimentaire, Agromousquetaires, s'engagent à soutenir dans la durée la filière porcine en assurant à leurs éleveurs partenaires un prix d'achat rémunérateur pouvant atteindre 1,50 euro/kg face au cours actuel de 1,25 euro (prime comprise)", indique le groupe dans un communiqué.

Un contrat de cinq ans. Ce nouveau mécanisme passera par une contractualisation d'une durée de cinq ans, permettant de "partager avec les éleveurs les risques liés à l'évolution des cours", leur offrant par ailleurs une visibilité à long terme et des "débouchés durables pour sécuriser la filière", est-il indiqué. Le prix de rémunération au producteur est susceptible de varier, étant "indexé sur les fluctuations du coût de l'alimentation animale (soja et blé), qui représente 65% du coût d'élevage d'un porc", précise le communiqué. Néanmoins, un prix plancher a été fixé à 1,28 euro primes comprises et le prix pivot sera de 1,50 euro, ont indiqué Thierry Cotillard, président d'Intermarché et Yves Audo, vice-président d'Agromousquetaires.

Une vingtaine de contrats signés au 1er mars. "L'annonce de ce contrat a déjà séduit de nombreux éleveurs porcins, notamment ceux proches de des abattoirs d'Agromousquetaires dans le Morbihan, à Josselin et à La Guerche de Bretagne", selon Intermarché, qui ajoute qu'une vingtaine de contrats de ce type seront officiellement signés le 1er mars en Bretagne. "A terme, l'ambition est que la moitié de nos volumes de production soit contractualisée, ce qui représente au moins 1,2 million de têtes" de porc, ont expliqué Thierry Cotillard et Yves Audo. Les contrats ne porteront au plus que sur 50% de la production des éleveurs, afin de leur laisser une certaine flexibilité, ont-il ajouté.