Inquiétude chez les salariés de Thalès

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Inquiétude chez les salariés de Thalès
Les salariés de Thalès, du site d'Ymare, en Seine-Maritime, sont inquiets après l'évocation d'un projet de délocalisation d'une partie de sa production de radars civils à Singapour.@ Reuters
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Un projet de délocalisation évoqué par la presse réveille les craintes à Ymare, en Seine-Maritime.

Les salariés de Thalès à Ymare, près de Rouen, sont inquiets. L'entreprise d'aérospatiale envisagerait de délocaliser une partie de sa production de radars civils à Singapour selon une information de nos confrères de La Tribune.fr, publiée mercredi.

Une telle délocalisation, démentie par la direction, menacerait  450 emplois. Le sujet devrait être abordé jeudi matin lors d’un comité d’entreprise de Thalès.

"Ce serait dommage de délocaliser"

"C'est une très grosse surprise car on était au courant de rien", témoigne un salarié au micro d'Europe 1. "On a beaucoup de compétences ici", renchérit un autre employé,"ce serait dommage de délocaliser".

De son côté, la direction de Thalès a formellement nié tout volonté de délocaliser son usine. Pour répondre aux inquiétudes, tous les chefs de service ont été convoqués en urgence mercredi pour transmettre un message rassurant aux salariés. "Il n'y aura aucune conséquence pour l'emploi", a fait savoir dans le même temps la direction parisienne de Thalès dans un communiqué.

"C’est la direction qui décide, pas le ministre"

Reste que, chez les salariés, le doute s’est installé. "On peut se poser la question de l'avenir réel du site d'Ymare", s’interroge sur Europe 1 un représentant de la CFE-CGC, craignant "le jour où les personnels de Singapour réaliseront des produits moins chers que nous".

Pour se prémunir contre toute mauvaise surprise, les salariés d’Ymare ont décidé de faire appel à Laurent Fabius, actuel ministre des Affaires étrangères, et élu local de Seine-Maritime. Mais, pour Joël, un cadre de Thalès, Laurent Fabius ne pourra rien faire contre les volontés de Thalès. "C'est la direction qui décide", souligne-t-il. "Ce n'est pas le ministre de la région qui va payer les ouvriers à rien faire".