Ils ont profité de l’été pluvieux

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Ils ont profité de l’été pluvieux
La pluie n'a pas aidé les professionnels du tourisme, mais certains ont su profiter du mauvais temps.@ REUTERS
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Le mauvais temps n’a gâté les professionnels du tourisme, mais certains en ont profité.

Avec la crise dans les pays arabes, le tourisme en France s'attendait a vivre un été exceptionnel, mais le mauvais temps a changé la donne, en particulier du 10 juillet au 10 août, le cœur de la saison. Mais tout le monde ne partage pas cette déception, car certains secteurs ont profité de la pluie pour attirer les touristes.

Les activités en intérieur ont tiré leur épingle du jeu

Les grands gagnants de cet été pluvieux sont les grands lieux abrités et familiaux. Les aquariums sont ainsi les grands gagnants de la saison estivale, les touristes ayant décidé d’aller observer les poissons, à défaut de nager parmi eux.

Les aquariums ont ainsi vu leur nombre d’entrées grimper en moyenne de 20%, voire 30% pour celui de La Rochelle. Les musées ont en aussi profité, à l’image du musée des Beaux Arts de Bordeaux, qui a vu le nombre de ses visiteurs bondir de 95%.

A Paris, c’est la Tour Montparnasse qui a battu tous les records : 22% de visiteurs en plus que l’été dernier sont venus contempler la capitale depuis la terrasse du 56e étage.

"Les gens cherchent des activités couvertes"

Autre exemple à Pierrelatte, dans la Drôme, où la Ferme aux crocodiles à fait salle comble. Jusqu’à présent inquiet pour la santé financière de son établissement, le directeur Samuel Martin est rassuré : grâce à la pluie, il a réalisé pendant les deux mois d’été la moitié de son chiffre d’affaire annuel.

"On n’a jamais fait autant", se réjouit-il, avant de poursuivre : "on a bénéficié du mauvais temps. La ferme aux crocodiles est une immense aire de 8.000 mètres carré, donc c’est une véritable balade en milieu tropical" que ce sont offerts les touristes.

"C’est assez inespéré. Je n’espère pas qu’il pleuve chaque matin, ceci dit, sur une zone touristique, dès qu’il y a un peu de mauvais temps, les gens cherchent des activités couvertes, donc ils viennent chez nous", poursuit Samuel Martin.