Il sera bientôt possible de retirer de l'argent chez son commerçant

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Il sera bientôt possible de retirer de l'argent chez son commerçant
En janvier prochain, des commerces proposeront aux clients de retirer de l'argent via le terminal bancaire.@ ALAIN JOCARD / AFP
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En vertu d’une nouvelle directive européenne, les clients pourront dès janvier prochain retirer de l’argent à leur passage en caisse dans les commerces.

À court d’espèces, le client pourra bientôt retirer de l’argent à son passage en caisse chez les commerçants. Ce service appelé "cashback", acté par une directive européenne sur les services de paiement, sera mis en place à partir du 13 janvier 2018 en Europe, rapporte Le Figaro.

Jusqu'à 60 euros. Via le terminal bancaire, le client pourra choisir l'option "retirer de l'argent" et indiquer le montant souhaité. Le commerçant donnera alors la somme demandée en liquides, et sans aucun frais, précise L'Union. À priori, aucun engagement d'achat dans le commerce ne sera nécessaire pour procéder au retrait d'argent. Les commerces équipés pourront distribuer une somme maximum de 60 euros par client.

Réduire les coûts pour les commerçants. Ce nouveau service, offert aux commerçants, est accueilli favorablement par la Fédération du commerce et de la distribution. Selon son directeur en charge des questions financières, Philippe Joquet, il correspondrait en effet à "une demande formulée depuis longtemps par les professionnels pour satisfaire des besoins", indique-t-il au Figaro. Avec moins de liquidités dans leurs caisses, ces commerçants pourront notamment réduire leurs coûts de gestion des espèces. Ce service permettra aussi de ramener de nouveaux clients, qui ne viennent pas forcément d'habitude et qui pourraient se laisser tenter par un petit achat. 

Les banques pestent. Mais le "cashback", qui va indéniablement concurrencer les banques, ne fait pas que des heureux, à l’heure où l’argent se dématérialise de plus en plus. La Fédération bancaire française, qui gère 58.00 distributeurs automatiques dans l’Hexagone, peste contre une réforme "anachronique". "On a énormément investi dans le paiement sans contact. Avec ce texte européen, on ne va pas dans le sens de l’histoire", souligne-t-elle dans Le Figaro. La directive européenne doit encore être débattue dans les prochaines semaines pour en fixer les modalités.