Il faut sauver le soldat Grèce

Sarkozy et Merkel se sont dits "convaincus" que l'avenir de la Grèce se trouvait dans la zone euro.

Les deux poids lourds de la zone euro se veulent rassurants. A la suite d'une conversation téléphonique de 25 minutes avec le Premier ministre grec George Papandreou mercredi soir, Nicolas Sarkozy et la chancelière Angela Merkel, se sont dit "convaincus" que l'avenir de la Grèce était et resterait dans la zone euro.

"Malgré les récentes rumeurs, toutes les parties ont souligné que la Grèce continuait de faire partie de la zone euro", a confirmé Ilias Mossialos, porte-parole du gouvernement grec.

Rappel à l'ordre

Les deux chefs responsables français et allemands ont toutefois mis une pression supplémentaire sur le gouvernement grec. Ils appellent la Grèce à "mettre pleinement en oeuvre les décisions adoptées le 21 juillet par les chefs d'Etat et de gouvernement de la zone euro pour assurer la stabilité de la zone euro".

En juillet dernier, les dirigeants de la zone euro avait adopté un second plan d'aide visant à sortir Athènes de ses difficultés financières. Négocié dans la douleur, ce second sauvetage accorde à la Grèce 158 milliards d'euros en contrepartie de la mise en place d'un plan d'austérité sur une période de cinq ans.

"Détermination de la Grèce"

George Papandreou a confirmé la "détermination absolue" de son gouvernement à "prendre toutes les mesures nécessaires" pour mettre en œuvre les décisions européennes du 21 juillet.

Des annonces qui visent à rassurer les marchés après les déclarations alarmistes de mercredi sur la situation de la Grèce. Résultat : la Bourse de New York, première à réagir à cette téléconférence très attendue, a bondi de 1,49% à 11.272 points vers 20h40, heure française, indique Le Figaro.

Suspendues à cette conférence téléphonique, les principales bourses européennes avaient, déjà, terminé mercredi en hausse. Paris a fini sa séance en progression de 1,87%, Francfort à + 3,36% et Londres à 1,02%.