Huit mois après avoir frôlé le dépôt de bilan, William Saurin sort la tête de l'eau

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Le tribunal de commerce doit examiner lundi l'offre de reprise conjointe des plats cuisinés du groupe Financière Turenne Lafayette (FTL), dont les Cassoulets William Saurin et le couscous Garbit, par le tandem Cofigeo et Arterris.

Huit mois après avoir failli disparaître après le décès de sa fondatrice, le groupe Financière Turenne Lafayette (FTL) va mieux. En décembre, un audit avait révélé que Monique Piffault, la patronne atypique du groupe William Saurin qui venait alors de mourir, avait truqué les comptes. Des millions d'euros de perte avaient été dissimulés. Le groupe qui possède des marques aussi connues que William Saurin, Madrange, Paul Prédault ou Garbit était alors à deux doigts de s'effondrer. Et l'État et les banques avaient accepté de prêter au groupe près de 70 millions d'euros sans avoir connaissance de l'état réel des finances.

Les plus grands pôles ont trouvé preneur. Huit mois plus tard, les plus grands pôles du groupe ont trouvé preneur. L'activité charcuterie, avec notamment la marque Madrange, a été vendue. Tous les salariés ont été gardés. Il en est de même pour les pâtes fraîches. Lundi, le tribunal de commerce de Paris se penche sur le dossier "plats cuisinés" dont les cassoulets William Saurin et le couscous Garbit. Et là aussi une offre qui reprend tous les salariés et l'outil industriel a été déposée par le tandem Cofigeo et Arterris. Les syndicats se disent plutôt rassurés. La CGC estime notamment que la casse sociale a été évitée.

Pas encore d'offre pour l'activité pizza. Toutefois, tous les salariés n'ont pas retrouvé leur poste. Ainsi, une offre pour les salades en boite Géo a bien été formulée, mais le repreneur propose de ne reprendre seulement qu'une petite partie des salariés. Pour l'activité pizza, qui s'appelle Sombaker, rien de ferme n'a été proposé, précise par ailleurs l'entourage de la direction. 

Syndicats et direction soulagés. Le soulagement prévaut toutefois. De l'avis même des syndicats ce dossier a été géré plutôt correctement. L'entourage de la direction se dit également soulagé d'avoir réussi à céder la plupart des divisions, d'autant que les marques seront adossées à des entreprises sérieuses qui voudront les développer. Aussi, les ventes devraient permettre de rembourser une partie des dettes.

Reste une grande inconnue. Comment Monique Piffault, la fondatrice du groupe, a-t-elle réussi pendant des années à maquiller les comptes sans que personne ne s'en rende compte ? Là-dessus, personne n'a encore de réponse.