Hollande : un bilan économique en demi-teinte

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Hollande : un bilan économique en demi-teinte
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ZOOM ECO - Un an après son arrivée à l'Elysée, François Hollande se débat toujours avec une conjoncture en berne.

Quel bilan économique tirer de la première année au pouvoir de François Hollande ? Lundi matin sur Europe 1, Vincent Beaufils, du magazine Challenges, a brossé un portrait mitigé de ces premiers mois.

Sur le plan des chiffres. Si l'on s'en tient à la simple analyse des chiffres, le bilan de François Hollande est peu reluisant : le chômage connaît une hausse ininterrompue depuis bientôt deux ans ; la croissance est au point mort et devrait même, selon la Commission européenne, être négative en 2013 ; et pour la première fois depuis le début des années 2000, les Français ont perdu l'an dernier du pouvoir d'achat. Dans ces conditions, l'objectif annoncé pendant la campagne présidentielle de ramener le déficit public sous la barre des 3 % a dû être reporté de deux ans, à 2015.

>> Dans sa chronique, Vincent Beaufils revient sur les succès et les échecs de la première année de François Hollande :

 

Des réformes en chantier. Une politique économique, ce n'est pas que des chiffres, c'est aussi des réformes. Jean-Marc Ayrault a, à ce titre, bien résumé la première année de François Hollande à la tête de l'Etat : "la terre a été abandonnée longtemps, il va falloir attendre pour voir pousser ce qui a été semé". Le président de la République a en effet pris plusieurs mesures qui doivent permettre de redresser la santé de la France, mais dont les effets mettront un certain temps à se faire sentir.

C'est le cas par exemple du Crédit d'impôt compétitivité-emploi (CICE), qui prévoit 20 milliards d'euros d'allègements de charges pour les entreprises, ou encore de l'Accord ANI sur l'emploi, qui prévoit entre autres une aide à l'embauche des jeunes en CDI, une plus forte taxation des CDD et la création d' "accords de maintien dans l'emploi" pour limiter les plans sociaux.

Des problèmes de communication. Malgré tout, le chef de l'Etat pâtit encore d'errements dans sa communication. La semaine passée en est l'illustration parfaite, explique sur Europe 1 Vincent Beaufils, du magazine Challenges : "Commencée lundi dans la réconciliation du discours très soigné des assises de l'entrepreneuriat, elle se termine vendredi par le couac avec ces mêmes entrepreneurs d'Arnaud Montebourg, expliquant à Yahoo la grammaire du business, revue et corrigée par un ministre socialiste".