Hollande : "je n’en ai pas terminé avec cette politique pour les jeunes"

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INTERVIEW E1 - Le président de la République est revenu sur son action en faveur des jeunes, érigée en priorité lors de sa campagne présidentielle en 2012.

Quid du chômage des jeunes, priorité affichée en 2012 ? Lors de la dernière campagne présidentielle, le candidat Hollande promettait que les jeunes vivraient mieux en 2017 qu'en 2012. Où en est-on quatre ans après ? "J'ai pris cet engagement et je demanderai à la fin du quinquennat qu'on puisse évaluer ce qui a été fait, ce qui ne l'a pas été et les conséquences. Il y a un peu moins de jeunes au chômage par rapport à 2012 mais ce n'est pas significatif", a déclaré François Hollande, mardi lors de la matinale spéciale qu'Europe 1 lui a consacré.

En termes de chômage des moins de 25 ans, la France reste en effet parmi les mauvais élèves de l'Europe, comme le montre cette infographie :

Hollande liste ses mesures en faveur des jeunes. Le président de la République a néanmoins détaillé son action en faveur de cette catégorie de la population. "Il y a heureusement un peu plus de jeunes qui restent dans le système scolaire et qui en sortent avec une qualification", a-t-il souligné, avant d'ajouter : "j'ai pu mettre la priorité à l'école, la formation. (...) Il y a des emplois possibles aujourd'hui donc il faut former les jeunes. D'où le plan que j'ai lancé : 500.000 formations pour les demandeurs d'emploi".  

"Je n’en ai pas terminé avec cette politique". "Les jeunes qui sont étudiants vivent mieux : un tiers sont boursiers. Ceux qui sont dans la difficulté, la loi El Khomri va justement leur permettre d’avoir la garantie jeunes. Cela veut dire que ceux qui étaient sans solution ont pu avoir un emploi d’avenir. Tout ce qu’on a pu faire pour l’apprentissage trouvera sa traduction. Mais je n’en ai pas terminé avec cette politique pour les jeunes, parce que c’est l’essentiel", a poursuivi le président de la République. 

Et ce dernier de lâcher, comme s'il était déjà en campagne : "ceux qui vous disent qu’ils vont réduire les dépenses d’éducation, réduire les dépenses de formation, empêcher l’accès à l’enseignement supérieur de beaucoup de jeunes font une erreur historique".