Heuliez : un nouveau repreneur potentiel

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Heuliez : un nouveau repreneur potentiel
@ REUTERS
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Le groupe français Baelen Gaillard Industrie se porte candidat à la reprise partielle.

La liste des repreneurs potentiels s’allonge… Le groupe familial français Baelen Gaillard Industrie (BGI) a annoncé samedi figurer parmi les candidats à une reprise partielle de Heuliez. Une information dévoilée au lendemain du placement en redressement judiciaire du constructeur et équipementier automobile.

BGI souhaite "rebâtir Heuliez autour de son coeur de métier historique et est prêt pour cela à mettre 10 millions d'euros sur la table", a précisé un porte-parole. Le groupe a révélé être la société française qui étudiait une offre en tandem, mais dont le nom n'avait pas été dévoilé. Ce duo, qui s'articulerait avec une société allemande intéressée par la partie construction électriques, aurait les faveurs de l'administrateur judiciaire, Me Régis Valliot, selon des sources proches du dossier.

Du côté d’Heuliez, les syndicats ont indiqué être prêts à étudier l'offre franco-allemande de division de la société, tout en estimant qu'elle pourrait se traduire dans l'immédiat par plus de 200 licenciements.

Qui sera le repreneur ?

Le principal candidat concurrent évoqué à ce jour pour une reprise d'Heuliez est le fonds d'investissement asiatique Delamore and Owl Group Companies, qui se dit prêt à investir 25 millions d'euros et à reprendre la société dans sa globalité. Ce projet a la préférence des anciens dirigeants.

La désignation d'un repreneur éventuel doit intervenir dans les deux mois à compter du placement en redressement judiciaire vendredi.

Des repreneurs "sérieux"

Pour le ministre de l'Industrie, des "repreneurs sérieux" sont en lice pour sauver le constructeur et équipementier automobile. Christian Estrosi a estimé qu'Heuliez avait "bien sûr (...) un avenir". "Deux d'entre eux [les repreneurs] ont décidé de se révéler eux-mêmes", a-t-il ajouté, citant le groupe familial français Baelen Gaillard Industrie (BGI) et l'entreprise malaisienne Delamore and Owl Group Companies. "Il y a d'autres dossiers qui n'ont pas décidé de se révéler eux-mêmes, ce n'est pas à moi qu'il appartient de le faire", a-t-il toutefois précisé.

"Il appartiendra au tribunal de commerce (...) de rendre un arbitrage", a rappelé le ministre. Toutefois, "s'il estime qu'un de ces dossiers est un dossier solide (...) le gouvernement est prêt à accompagner le choix qui sera fait par le tribunal de commerce de Niort en mobilisant notamment le Fonds stratégique d'investissement (FSI) au capital", a affirmé Christian Estrosi.