Heuliez a trouvé son repreneur

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Heuliez a trouvé son repreneur
@ REUTERS
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L’équipementier automobile a enfin conclu les négociations de reprise avec le Turc Alphan Manas.

L’homme d’affaires turc Alphan Manas vient de signer un protocole d'accord pour le rachat de l'équipementier automobile Heuliez, selon le ministère de l'industrie. La direction du groupe de Cerizay serait en train de relire le contrat et, sauf problème sur la forme, elle aurait donné son aval. "Manas a signé. On est au terme des dernières formalités auprès de l'ensemble des partenaires", a précisé une source proche du dossier, sous couvert d'anonymat.

Alphan Manas, au travers de son fond d’investissement Brightwell, se serait engagé à placer 3 millions d’euros sur un compte séquestre en guise de garantie pour pouvoir poursuivre des négociations exclusives dans les dix prochains jours.

"La décision prise ce matin par l'entrepreneur Alphan Manas est une très belle nouvelle pour Heuliez et ses 600 salariés", a déclaré le ministre délégué à l'Industrie Christian Estrosi.

L’enveloppe globale de l’augmentation de capital d’Heuliez s’élèvera à 30 millions. Manas apportera 15 à 20 millions en tout, le Fond Stratégique d’Investissement (FSI) devrait ensuite ajouter 10 millions et la région Poitou-Charentes, 5 millions d’euros.

Une reprise longtemps incertaine

L'attente a été longue pour Heuliez et ses 620 salariés. Les négociations de reprise ont connu de nombreux soubresauts, après l’espoir déçu d’une reprise par le cabinet de conseil BKC (Bernard Krief Consulting). Ce dernier n’a jamais apporté de garanties financières suffisantes.

Même les négociations avec Alphan Manas ont été fastidieuses. L'investisseur turc a fait traîner le dossier, si bien qu'Heuliez a jugé nécessaire de publier mardi matin un communiqué selon lequel l’entreprise recherchait à nouveau un repreneur.

La tactique s’est révélée payante, puisqu’elle a permis d’accélérer la signature d’Alphan Manas. Christian Estrosi s'est néanmoins montré prudent : "D'ici à cette échéance, il importe malgré tout, compte tenu de l'historique du dossier, de rester prudent tant que l'opération n'est pas finalisée en totalité sur le plan juridique", a-t-il déclaré.

L'accord de rachat devrait être finalisé le 31 mars, a annoncé le ministère de l'Industrie.