Hausse importante des loyers HLM

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Hausse importante des loyers HLM
@ MAX PPP
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Ils ont augmenté dans le public ces derniers mois alors qu’ils stagnent dans le privé.

C’est un paradoxe étrange. Pour la première fois depuis que les statistiques existent, les loyers du privé n'ont pas augmenté l'an dernier en France. On apprend dans le même temps, que les 4 millions et demi de foyers qui vivent en HLM subissent, eux, une hausse de leur loyer.

Les loyers ont augmenté de 2% en moyenne dans les HLM au 1er janvier 2010, selon une étude de la Confédération Nationale du Logement (CNL) parue mercredi. Ils ont même connu des bonds importants comme en Saône-et-Loire où la hausse est de 3,5 %. Une flambée importante pour les locataires qui ont des revenus modestes.

"En raison du désengagement financier de l'Etat, les organismes n'ont pas d'autres moyens que d'aller chercher de l'argent dans la poche des locataires HLM pour financer les travaux de réhabilitation", regrette Serge Incerti-Formentini, président de la CNL, la plus importante association de locataires. "En raison de la crise économique il faut que le gouvernement décrète un gel des loyers, aussi bien dans le secteur privé que pour les HLM, pour l'année 2010", réclame le président de la CNL.

Près des deux tiers des organismes HLM n'ont pas respecté la recommandation du gouvernement de ne pas pratiquer des hausses supérieures à 1% en 2010, selon la CNL. Il s’agit d’une simple recommandation, mais pas une obligation contrairement au secteur privé qui doit se suivre l’indice de référence des loyers (IRL), basé sur l'Indice des Prix à la Consommation (IPC).

Une première baisse dans le privé

Paradoxalement, les loyers des logements du parc privé en France ont cessé d'augmenter en 2009, une première depuis que les statistiques dans ce secteur existe, selon les chiffres de l'observatoire Clameur publiés mercredi.

En 2009, les loyers des nouvelles locations et des renouvellements de baux dans le parc privé ont progressé de seulement 0,1% en moyenne par rapport à 2008. Cette quasi-stagnation, inédite en France depuis la création de cet observatoire en 1998, fait suite à une décrue amorcée en 2006. Mais cette sagesse dans les montants des loyers a été précédée par de fortes augmentations au début de la décennie avec une hausse de 6,7% en 2002, sommet de l'envolée des loyers.

Chute de 6,4% à Neuilly

Parmi les principales baisses, on relève Neuilly-sur-Seine (-6,4%), Nancy (-4,5%), Grenoble (-3,5%), Strasbourg (-3,1%), Rennes (-2,5%), Metz (-1,4%), Bordeaux (-1,2%), Lille (-1,1%), Nantes (-1,0%), Marseille et Toulouse (-0,6%) et même Paris (-0,8%). Les hausses les plus notables interviennent à Clermont-Ferrand et Versailles (+5,9%), Courbevoie (Hauts-de-Seine, +5,3%) et Draguignan (+5,2%). L'Ile-de-France reste la région la plus chère avec une moyenne de 17 euros/m2 tandis que le Limousin demeure la moins chère à 8,1 euros/m2.

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