Hausse de la CSG : certaines catégories vont "morfler", estime Jean-Claude Mailly

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Hausse de la CSG : certaines catégories vont "morfler", estime Jean-Claude Mailly
Certaines catégories de la population "vont morfler" avec la hausse de la CSG, a estimé jeudi Jean-Claude Mailly.@ AFP
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L'exécutif a annoncé mardi une hausse de 1,7 point du taux normal de la CSG, utilisée pour financer la protection sociale.

Certaines catégories de la population "vont morfler" avec la hausse de la CSG annoncée par le gouvernement pour 2018, a estimé jeudi le secrétaire général de Force ouvrière, Jean-Claude Mailly, sur BFM TV. L'exécutif a annoncé mardi une hausse de 1,7 point du taux normal de la CSG, utilisée pour financer la protection sociale. Cette mesure, qui doit entrer en vigueur en 2018, devrait rapporter 20 milliards d'euros.

"Les fonctionnaires, les retraités et les indépendants". L'objectif est de compenser la suppression des cotisations sur l'assurance maladie et sur l'assurance chômage payées par les seuls salariés du secteur privé, et également promise pour 2018 par le gouvernement. "Les fonctionnaires, les retraités et les indépendants vont morfler avec la hausse de la CSG", a relevé Jean-Claude Mailly. "On leur disait: 'ce sera un peu compensé, pour une partie d'entre vous, par la taxe d'habitation'". Or le calendrier de la réforme de la taxe d'habitation, avec une suppression pour 80% des contribuables, une des mesures phare du candidat Macron, a été repoussé par le gouvernement, avec une mise en oeuvre d'ici la fin du quinquennat et non plus entre 2018 et 2020.

Le risque d'un "effet récessif sur l'économie". Le ministre de l'Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin, a confirmé mercredi que des "mesures de compensation" seraient prises pour les contribuables qui seront lésés par la hausse de la CSG, mais "je ne sais pas lesquelles", a relevé Jean-Claude Mailly. Regrettant "un certain flou artistique sur les mesures de fiscalité, certains reports, une pression sur le pouvoir d'achat", le leader de FO a estimé que "tout cela risque d'avoir un effet récessif sur l'économie". "Si vous ajoutez à cela qu'il y aura moins de contrats aidés (...) c'est autant de jeunes qui seront sans une activité, et cela veut dire qu'ils se retrouveront au chômage, donc ça fait quand même beaucoup, tout cela", a conclu Jean-Claude Mailly.

Gérald Darmanin a indiqué jeudi que le volume des contrats aidés baisserait au second semestre par rapport au premier. "Près de 70% des 280.000 contrats aidés ont déjà été utilisés durant le seul premier semestre", a-t-il souligné.