Grève SNCF : c'est la base des syndicats qui durcit le ton

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Grève SNCF : c'est la base des syndicats qui durcit le ton
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GUERRE DES NERFS - Le mouvement rentre dans son sixième jour. Bien plus que ne l’avait prévu la direction de la CGT.

La colère des agents de la SNCF ne s’apaise pas au sixième jour de grève. Malgré le bac et la grogne exprimée par les Français et de nombreux représentants politiques, jusqu'à Manuel Valls et François Hollande, les cheminots en grève ne lâchent rien et continuent de protester contre la réforme ferroviaire. Un mouvement qui a depuis longtemps dépassé les anticipations de la CGT et qui témoigne qu’un certain syndicalisme plus à gauche est toujours présent à la SNCF.

La grève est-elle hors de contrôle ? Le scénario initial de la CGT reposait sur une journée de grève, destinée à canaliser les inquiétudes des cheminots, peut-être une deuxième journée si la grogne le justifiait, puis reprise du travail. L’objectif : envoyer un message clair aux parlementaires qui doivent s’emparer du texte sur la réforme ferroviaire mardi. Mais la base en a décidé autrement et la CGT est bien obligée de suivre.

Un syndicat dépassé par sa gauche. En lançant ce mouvement, la CGT voulait assurer sa position de premier syndicat de la SNCF, et montrer qu’elle a toujours l’initiative face aux syndicats plus radicaux, comme Sud-Rail. Mais son influence sur les cheminots les plus durs est en recul et pour ne pas laisser le champ libre à ses concurrents, elle doit durcir le ton et surenchérir. Une position délicate à tenir par manque de préparation et de direction : depuis le départ de Bernard Thibault il y a près de deux ans, la confédération n’a plus de ligne claire. Et l’extrême gauche l’a bien compris… et en profite pour avancer ses pions dans les représentations syndicales.

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