Grève silencieuse chez Thalès

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Grève silencieuse chez Thalès
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Plusieurs centaines de salariés rendent hommage à leur collègue, qui s'est suicidée vendredi. Un nouveau directeur a été nommé.

Plusieurs centaines de salariés se sont rassemblés lundi devant le site de l'usine Thalès de Chateaubourg en Ille-et-Vilaine après le suicide d'une de leurs collègues vendredi à son domicile. Ils dénoncent dans une atmosphère recueillie les pressions au travail.

Certains sont même revenus de vacances pour participer au rassemblement et observer une minute de silence avant des prises de paroles. Selon Bernard Simon du syndicat CFDT, le personnel du site est abattu. "D'autres salariés sont fragilisés, il faudra faire un gros travail pour que les gens discutent entre eux et fassent remonter leur problème", a-t-il considéré. Il a fustigé une direction "autiste" qui avait été alertée à plusieurs reprises. "Les managers faisaient remonter les problèmes en vain".

De son côté, Didier Pihouet, délégué CFTC, a dénoncé "une course au chiffre d'affaires qui stresse tout le monde" et "un défaut d'organisation". "On a tiré la sonnette d'alarme, on se sent écouté mais rien ne se passe", a-t-il affirmé.

Lundi matin un nouveau directeur a été nommé, a annoncé Pierre-Eric Pommellet, patron de la branche aéronautique de Thalès, venu rencontrer le personnel. Pierre Idrac vient donc "renforcer l'équipe de direction" pour "conduire le projet de modernisation dans un dialogue et une écoute satisfaisante", a indiqué Pierre-Eric Pommellet. Le directeur précédent "a souhaite prendre du recul par rapport aux événements", a-t-il précisé.