Grève illimitée chez Total

  • A
  • A
Grève illimitée chez Total
@ Reuters
Partagez sur :

L'appel a été lancé en solidarité avec les raffineries de Dunkerque et des Flandres.

Les salariés du groupe Total ont voté pour la poursuite de la grève pour une durée illimitée dans toutes les raffineries de France avec arrêt total des installations, a annoncé jeudi la CGT. Certains dépôts pétroliers participent également au mouvement de grève. Toutes les expéditions sont bloquées depuis mercredi au départ des raffineries.

Initialement prévu pour 48 heures, le mouvement national a débuté mercredi dans le secteur du raffinage en France, en solidarité avec les salariés de la raffinerie des Flandres près de Dunkerque, menacée de fermeture.

Ce dernier site, à l'origine du conflit national, est menacé de fermeture. Ses salariés sont déjà en grève depuis un mois et occupent les locaux administratifs depuis mardi.

"C'est tout le bassin économique de Dunkerque qui va souffrir", s'inquiète Dimitri Guiller, délégué CFDT de Total à Donges :

La direction annonce une réunion

La direction de Total a confirmé que la prochaine réunion du CCE se tiendrait le 29 mars prochain. L'ordre du jour en sera : "évolution de la situation des sites du raffinage en France" et "information-consultation sur le projet d'évolution de l'établissement des Flandres (dossier économique, mesures sociales d'accompagnement, fixation du calendrier)".

Les syndicats souhaitaient que cette réunion soit avancée, mais "la direction s'est montrée inflexible, et rien n'évoluera d'ici cette date", a expliqué Christian Votte.

La raffinerie des Flandres, qui emploie 370 personnes, est à l'arrêt depuis septembre. Selon la direction de Total il s'agit de s'adapter à la "baisse structurelle et durable de la consommation de produits pétroliers". Les salariés du site, en grève depuis un mois, ont lancé début février à la direction de Total un ultimatum expirant lundi à minuit, exigeant le redémarrage de l'usine avant le 15 février, et menaçant de "prendre possession de l'outil de travail" dès mardi si cette exigence n'était pas satisfaite.

REAGISSEZ - Craignez-vous une pénurie d'essence ?