Grève à la SNCM : l'Etat appelé au secours

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Grève à la SNCM : l'Etat appelé au secours
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TRANSPORTS - La direction de la compagnie maritime marseillaise demande à l'Etat d'organiser dès lundi une table ronde.

L'info. Le sauvetage de la SNCM prend des airs de feuilleton. Alors que la compagnie maritime marseillaise vit une nouvelle grève depuis mercredi, la direction a décidé dimanche de faire appel à l'Etat. Cette dernière demande "solennellement à l'Etat - qui est déjà très impliqué - d'organiser dès demain, lundi, une table ronde de l'ensemble des actionnaires de la SNCM pour envisager l'avenir". Soit, peu ou prou, ce que demande les syndicats.

L'appel adressé à l'Etat. "Il est insupportable pour notre entreprise qu'après plus de cinq jours de blocage, les solutions de sortie de crise ne soient pas trouvées. Alors que la compagnie dispose d'un plan industriel de relance initialement accepté par tous, qu'elle met en place des réformes profondes et que son projet attire des investisseurs sérieux, comment doit-on interpréter les silences de ceux qui hypothèquent ainsi son avenir", a lancé le président du directoire, Marc Dufour.

"Nous ne pouvons pas accepter plus longtemps que notre situation financière se dégrade, que nos clients, notamment la Corse, payent le prix fort parce que nous sommes ligotés et qu'il nous est interdit de regarder devant nous et de travailler normalement", poursuit-il, avant de demander l'intervention de l'Etat.

Une grève pour interpeller. Il n'y a pas que la direction qui fasse appel à l'Etat puisque le mouvement de grève initié par les syndicats vise justement à la faire intervenir un peu plus encore dans ce dossier. Leur objectif ? Pousser le gouvernement à chasser l'actionnaire principal Transdev (66% du capital), filiale de la Caisse des Dépôts et de Veolia Environnement, qui a affiché son hostilité croissante vis-à-vis du plan de redressement de la société. L'Etat détient par ailleurs 25% du capital de la socité, et les salariés les 9% restants. Ce plan prévoit un renouvellement de la flotte, une augmentation du temps de travail et une réduction d'environ 500 postes sur 2.600.

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