Grèce : une réunion de l'Eurogroupe sous haute tension

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Grèce : une réunion de l'Eurogroupe sous haute tension
@ EMMANUEL DUNAND / AFP
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ÉCONOMIE - La zone euro doit décider vendredi si elle accepte une extension de prêt demandée par la Grèce jeudi. 

Vendredi après-midi aura lieu un nouveau face à face entre la Grèce et l'Eurogroupe. Le ministre des Finances hellène, Yanis Varoufakis, doit rencontrer à 15 heures ses homologues de la zone euro. Ils doivent se décider sur une extension de prêt à la Grèce sur les six prochains mois. Athènes en a fait la demande jeudi mais sans s'engager sur les mesures d'austérité censées accompagner les aides financières de l'Europe. 

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Berlin reste inflexible. Vendredi chacun va devoir abattre ses cartes mais on sait déjà que l'Allemagne reste raide sur le sujet. Le ministère des Finances allemand a d'ores et déjà annoncé jeudi que la demande déposée par la Grèce d'extension de l'aide de ses partenaires européens ne représentait "pas une solution substantielle" et "ne répondait pas aux critères" fixés par la zone euro.

Résultat, la Grèce, qui estime avoir fait des concessions dans sa demande de prêt, se braque de nouveau. Elle a répliqué jeudi que "l'Eurogroupe n'aura demain que deux choix : accepter ou rejeter la demande grecque".

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Deux possibilités. La réunion peut se dérouler selon deux scenarii. Soit le ministre des Finances allemand bluffe afin d'obtenir un maximum d'engagements de la part de la Grèce. Ce qui rassurerait la France qui veut rester optimiste. Soit Berlin refuse de céder, ouvrant la voie à une aggravation de la situation. Au 28 février, la Grèce aura en effet épuisé les aides financières qui lui restent. Au-delà de cette date, elle risque d'avoir du mal à se financer si l'Europe ne vient plus en son aide. 

Vers un "Grexit" ? Les ministres des Finances européens s'accordent cependant à dire qu'ils ne veulent pas voir la Grèce sortir de la zone euro. Mais les ministres estonien et slovaque ont d'ores et déjà annoncé qu'un "Grexit" ne serait pas si grave. On ne sait pas encore si c'est ce que veut l'Allemagne. 
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