GM&S : les salariés disent encore "réfléchir" mais sont prêts à rencontrer le repreneur

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GM&S : les salariés disent encore "réfléchir" mais sont prêts à rencontrer le repreneur
@ PASCAL LACHENAUD / AFP
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Les syndicalistes sont favorables à une venue d'Alain Martineau, PDG de GMD, sur le site de La Souterraine.

Les salariés de GM&S Industry ont affirmé mardi qu'ils prendraient le temps de "réfléchir" à l'offre de reprise partielle de GMD. Les employés de l'équipementier automobile creusois en liquidation et leurs représentants n'ont donc pas encore pris leur décision, mais ils se sont dit disposés à rencontrer jeudi le repreneur potentiel.

"Le ministère de l'Economie n'est pas à notre place". Les représentants syndicaux ne partagent toutefois pas le semblant d'enthousiasme affiché par les membres du gouvernement concernant l'offre de reprise. "Le ministère de l'Economie, il n'est pas à notre place", a déclaré à la presse Yann Augras, délégué CGT, à l'issue d'une assemblée générale avec plus de 150 salariés sur le site de La Souterraine (Creuse). "Ce ne sont pas demain toutes les équipe de Griveaux et de Le Maire qui vont être licenciées !" 

Il réagissait ainsi à l'appel lancé lundi soir par Bruno Le Maire à "considérer favorablement" la proposition de reprise de l'emboutisseur GMD, une acceptation qui constitue désormais "la dernière condition suspensive" à la reprise du site, selon Bercy.

"On réfléchit." "On verra s'il y a acceptation ou pas de la reprise de 120 salariés" sur 277, a ajouté Yann Augras, secrétaire du Comité d'entreprise. "Pour l'instant on réfléchit. [...] Il n'y a pas à précipiter les choses, on va les faire tranquillement et avec un maximum (d'esprit de) construction".

S'agissant de la venue sur site, annoncée par Bercy pour jeudi, d'Alain Martineau, PDG de GMD à la reprise, les syndicalistes ont accueilli favorablement l'idée mais sans évoquer de préalable, estimant que "c'est à lui de voir s'il doit venir ou pas (...) nous, on est là". "A un moment donné, c'est le seul repreneur, il faut bien qu'on l'accueille, il faut bien qu'on discute de l'offre", a déclaré Jean-Marc Ducourtioux, autre délégué CGT des GM&S.

"On ne peut pas être unanime." Il a toutefois souligné qu'"il faudra que les salariés votent" sur le projet de reprise, et "qu'il y aura une majorité, oui ou non. On ne peut pas être unanime avec plus de 150 gars laissés sur le tas". Les salariés devaient encorer se concerter mardi sur des actions sur les jours à venir, sur des sites éloignés ou proches de La Souterraine, sachant qu'ils auraient à y être jeudi pour une visite du repreneur.

Lundi, le tribunal de commerce de Poitiers a prolongé d'une semaine l'activité de GM&S, en liquidation depuis le 30 juin, et doit statuer le 31 juillet sur l'offre de reprise de GMD, qui ne conserverait 120 des 277 emplois de l'équipementier, 2e employeur privé de Creuse. Les salariés ont assuré qu'il iraient en nombre à Poitiers pour l'audience.