GM&S : Bercy appelle à débloquer l'usine Renault de l'Yonne

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GM&S : Bercy appelle à débloquer l'usine Renault de l'Yonne
@ GEORGES GOBET / AFP
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Le gouvernement estime que cette opération "nuit" aux chances de faire aboutir les négociations sur la reprise du site creusois.

Le gouvernement a appelé jeudi les salariés de l'équipementier automobile GM&S à lever le blocage de l'usine Renault de Villeroy, dans l'Yonne, estimant que cette opération "nuit" aux chances de faire aboutir les négociations sur la reprise du site creusois.

Faire fonctionner le site "normalement". Le ministre de l'Économie Bruno Le Maire et le secrétaire d'État Benjamin Griveaux ont réitéré, dans un communiqué, "leur appel à la responsabilité des organisations syndicales afin que Renault puisse faire fonctionner son site normalement". Les deux ministres s'étaient rendus la veille sur le site de l'usine GM&S à La Souterraine. "Cette visite, qui s'est passée dans de bonnes conditions, est la preuve que le dialogue est la meilleure solution pour la réussite des négociations", ont-ils rappelé.

Du côté de Renault, "on ne comprend pas". "Le blocage du site Renault de Villeroy dans l'Yonne, nuit au contraire aux chances de les faire aboutir", ont-ils insisté, au lendemain de la décision des salariés de GM&S, réunis en assemblée générale, de poursuivre le blocage "jusqu'à nouvel ordre et au moins jusqu'en fin de semaine". Le constructeur automobile a, pour sa part, déploré l'opération des salariés de GM&S. "On ne comprend pas et on déplore cette action de blocage, eu égard aux engagements pris par le groupe pour permettre une solution de reprise industriel pérenne" du site, a déclaré un porte-parole de Renault. Selon cette source, l'usine de l'Yonne approvisionne en pièces détachées les garages et concessions Renault et Dacia, en France et à l'international. Environ 180 camions y entrent et en sortent chaque jour.

L'offre de GMD prévoit le maintien de 120 salariés. À La Souterraine, Bruno Le Maire avait assuré que le site de GM&S serait préservé pour "les cinq ans qui viennent", avec la garantie qu'aucun salarié ne serait "laissé de côté". Mercredi matin, le tribunal de commerce de Poitiers a examiné pendant plus de deux heures l'offre de GMD, dont l'usine est à Saint-Étienne, dans la Loire, seul candidat à la reprise de GM&S, placé en liquidation judiciaire. Son offre prévoit le maintien de 120 salariés sur 277. La décision a été mise en délibéré à lundi, 18h.