Gifi, La Foir'fouille, Babou… Ces enseignes low cost qui cartonnent

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Les géants du discount Gifi et La Foir'fouille, qui viennent de déposer des offres de reprises pour l'enseigne Tati, sont en grande forme. Mais comment font-elle dans un marché en difficulté ?

Le compte à rebours est lancé pour les salariés de Tati. L'enseigne en redressement judiciaire attend toujours un repreneur. Mardi, les syndicats ont examiné les différentes offres de reprise, qui ont toutes un point commun : elles viennent de géants du discount. Alors que les marques d'habillement Tati, André, La Halle périclitent, La Foir'fouille ou les magasins Gifi, sont des entreprises en très forte croissance.

Se fournir en Asie pour réduire les coûts. La formule est simple, et elle a marché : vendre beaucoup à des prix très bas. Pour cela, il est indispensable d'avoir une politique d'achat claire : acheter pas cher, en grand nombre et avec le moins d'intermédiaire possible. La Foir'fouille, Gifi ou encore Babou, se fournissent pour la plupart en Asie. Leurs magasins sont basiques : sans fioritures, peu de personnel pour réduire les coûts au maximum.

Du low cost pleinement assumé. Le marché, qui va du petit accessoire de décoration au linge de maison, pèse aujourd'hui 3,5 milliards d'euros, soit + 11% de croissance l'an dernier. Le panier moyen n'excède pas les 25 euros, soit cinq articles à cinq euros environ. Ne pas monter en gamme, faire du low cost et ne pas en avoir honte, un peu comme dans l'aérien, c'est d'ailleurs l'autre gage de réussite. 

Investir les centre-villes. La formule marche encore plus depuis la crise. Il n'est donc pas étonnant de voir aujourd'hui Gifi et la Foir'fouille en pole position pour racheter Tati. Pour ces enseignes, la stratégie est simple : continuer leur expansion, multiplier les points de vente, et surtout se rapprocher des centres-villes, des zones dans lesquelles ces géants du discount sont encore très peu présents.