Gattaz n'exclut pas un "boycott" de la conférence sociale

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INTERVIEW E1 - Le patron du Medef réclame l'accélération de la mise en place du Pacte de responsabilité et la baisse des charges.

Les huit organisations patronales ont lancé un appel au gouvernement pour accélérer la mise en place du Pacte de responsabilité et réaffirmer sa volonté de baisser les charges pour les entreprises. En effet, Pierre Gattaz, s'inquiète des débats sur le correctif budgétaire. "Nous avons peur des députés, de l’Assemblée nationale", confie le patron du Medef au micro d'Europe 1, qui réclame du gouvernement des efforts importants sur la fiscalité. 

"Il faut baisser la charge fiscale". Pierre Gattaz réclame au gouvernement de "baisser la charge fiscale et instaurer un climat de confiance", afin de redonner de la compétitivité aux entreprises. "Il y a 116 milliards de charges en trop sur le dos des entreprises", assure Pierre Gattaz qui demande également "d'arrêter le foisonnement administratif et législatif". Le patron du Medef assure toutefois, toujours soutenir le Pacte de responsabilité.

Boycotter la conférence sociale. "Je pourrais ne pas aller à la conférence sociale" prévue les 7 et 8 juillet prochain, a assuré Pierre Gattaz. Il met en cause "la pénibilité, le temps partiel avec un seuil de 24h, etc." et assure que "nous avons un beau pacte", mais de l'autre côté il se passe des choses "anti-économique et anti-entreprise", assure le patron du Medef.

Pas assez de marges pour les entreprises. "Les marges des entreprises françaises sont les plus basses d'Europe", assure Pierre Gattaz, qui demande plus de compétitivité pour les entreprises. Il s'insurge également de la hausse de la taxe de séjour, assurant que "augmentation de taxe, égal chômage".



Pierre Gattaz : "Seule l'entreprise crée de l...par Europe1fr

Ne pas céder face aux intermittents. Pierre Gattaz défend l'accord paritaire de l'Unédic et appelle le gouvernement à "tenir bon", malgré la pression des intermittents, et assure qu'il faut "revoir avec les intermittents le régime", tout en reconnaissant des abus du patronat et bénéficiaires.

Réduire les dépenses publiques de 100 milliards. "Il faut faire une centaine de milliards", assure Pierre Gattaz. Selon lui, la France a l'un des niveaux de dépenses publiques le plus haut du monde avec "57% du PIB". "Il faut rester à 1.200 milliards de dépenses publiques, demander aux fonctionnaires ce qu'ils en pensent", assure le patron du Medef. "Il y a 25 verrous à lever qui correspondent à autant de poches de 50 milliards", explique le patron du Medef, qui prédit que si le gouvernement a le courage d'aller dans cette voie, les patrons pourront tenir leur promesse de créer un million d'emplois.

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