Fonction publique : légère baisse des effectifs

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Fonction publique : légère baisse des effectifs
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Ces résultats sont liés à une diminution des effectifs de 2,4% dans la fonction publique d'Etat.

L'INFO. Les effectifs de l'ensemble de la fonction publique ont très légèrement diminué entre 2010 et 2011, selon des données publiées vendredi par l'Insee, qui confirment une tendance à la quasi-stabilisation observée depuis fin 2007. Ces résultats sont liés à une diminution des effectifs de 2,4% dans la fonction publique d'Etat avec une baisse de 3,2% dans les ministères et une hausse de 1,2% dans les établissements publics. Dans les deux autres versants de la fonction publique, l'emploi a continué à augmenter dans le même temps, de +1,1% dans la Territoriale et 1,7% dans l'Hospitalière.

Selon l'Institut de la statistique, au 31 décembre 2011, la fonction publique employait un peu plus de 5,3 millions d'agents, un chiffre en baisse de 0,4% par rapport à l'année précédente. Ces données provisoires, publiées pour la première fois par l'institut, doivent être confirmées et détaillées au trimestre prochain, précise l'Insee.

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Les effectifs s'étaient stabilisées en 2008. En hausse continue depuis les années 1980, les effectifs relevant de l'emploi public, soit environ 20% de l'emploi total en France, s'étaient stabilisés pour la première fois en 2008. Après une hausse de 0,4% en 2009, les chiffres pour 2010 (-0,1%), issus du rapport annuel du ministère de la fonction publique avaient également confirmé cette tendance.

Pendant le quinquennat de Nicolas Sarkozy, quelque 150.000 postes ont été supprimés dans la fonction publique, notamment via la Révision générale des politiques publiques (RGPP) lancée en 2007, et dont la mesure phare était le non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite dans la fonction publique d'Etat.

En juin 2012, le gouvernement de Jean-Marc Ayrault a annoncé la fin de la RGPP. Il entend maintenir les effectifs stables au cours du quinquennat, les créations de postes dans les ministères "prioritaires (Justice, Police, Education) devant être compensées par des suppressions ailleurs.