Fillon veut "reprendre les privatisations" dans les entreprises où l'État ne sert "à rien"

  • A
  • A
Fillon veut "reprendre les privatisations" dans les entreprises où l'État ne sert "à rien"
François Fillon présente un programme économique libéral.@ Eric FEFERBERG / AFP
Partagez sur :

Le vainqueur de la primaire de la droite souhaite également que l'État reprenne des capitaux immobilisés dans des entreprises commerciales.

François Fillon, candidat de la droite à la présidentielle, a plaidé jeudi pour "reprendre les privatisations" et pour que "l'État reprenne des capitaux immobilisés dans des entreprises commerciales où il a gardé des participations", comme chez Renault.

Là où l'État ne sert à rien. Il a estimé que ces mesures concernaient les entreprises où, pour l'État, "cela ne sert strictement à rien" de détenir des participations en terme d'influence sur la stratégie de l'entreprise, lors d'une rencontre avec des élus à la mairie de Chantenay-Villedieu (Sarthe), à l'occasion de son premier déplacement après sa victoire à la primaire de la droite dimanche.

"Le très haut débit, ce n'est pas uniquement pour jouer à Warcraft". Il faut "qu'on reprenne ce processus, qu'on récupère cet argent et qu'on investisse dans les infrastructures", a-t-il encore dit, reçu dans la mairie de cette commune de 874 habitants.Alors que plusieurs élus locaux lui exprimaient le besoin de raccorder les communes rurales au très haut débit, François Fillon a répondu : "on peut faire beaucoup d'économies, y compris sur l'emploi public, en investissant massivement dans les technologies, les procédures numériques, dans de nouvelles façons de concevoir le travail. C'est ce qu'ont fait des entreprises, c'est ce qu'ont plus de mal à faire les organisations publiques", a souligné l'ancien ministre des Télécommunications. "Le très haut débit, ce n'est pas uniquement pour que tout le monde puisse jouer à Warcraft", a-t-il ironisé.

Donner du lest aux collectivités. "Je veux passer avec les collectivités locales des contrats de cinq ans, dès le début du quinquennat. On met tout : les économies qu'on va continuer à vous demander, la baisse des normes et des contraintes administratives qui pèsent, les charges insupportables". "On met de la liberté sur la gestion des personnels, on met de la liberté sur votre organisation. Ce qui pêche dans notre pays, c'est que le système est toujours normé et imposé d'en haut. C'est un ministre de l'Intérieur ou des collectivités qui décide que les collectivités doivent toutes être pareilles. Les territoires ruraux et urbains n'ont pas besoin des mêmes structures", a plaidé François Fillon. "Je ne veux plus que l'État et les préfets aient leur mot à dire sur l'organisation du territoire, fassent des cartes de communautés de communes absurdes", a-t-il affirmé.