Fibre optique très haut débit en France: 10.000 emplois créés d'ici à 2020

  • A
  • A
Fibre optique très haut débit en France: 10.000 emplois créés d'ici à 2020
La couverture de la France en fibre optique va s'étaler sur plusieurs années.@ PHILIPPE DESMAZES / AFP
Partagez sur :

Quelque 30.000 personnes seraient formées d'ici 2020 pour le déploiement de la fibre optique très haut débit selon une étude présentée par les acteurs de la filière.

Dix-mille emplois devraient être créés en France d'ici à 2020 grâce à la construction de nouveaux réseaux de très haut débit en fibre optique. Les acteurs de la filière le revendiquent avec une étude présentée jeudi à Strasbourg, précisant que ces emplois se situaient principalement dans les entreprises de travaux publics.

"10.0000 créations nettes d'emplois". Le déploiement de la fibre optique très haut débit, qu'il se fasse à l'initiative des collectivités publiques ou des opérateurs privés, devrait impliquer la formation de 30.000 personnes à l'horizon 2020, indique l'Observatoire 2016 des réseaux d'initiative publique (RIP). Ce total devrait se répartir entre "10.000 créations nettes d'emplois et 20.000 reconversions" de salariés, a exposé Etienne Dugas, président de la Fédération des industriels des réseaux d'initiative publique (Firip), à l'origine de l'Observatoire.

Investissements publics et privés. L'étude dresse également une "corrélation" entre le développement économique d'un territoire et la présence d'un RIP. "En zone RIP, le taux de création d'entreprises est systématiquement plus élevé et le taux de chômage en 2014 était inférieur de 0,7 point à la moyenne nationale", a exposé Pierre-Michel Attali, directeur chargé des "territoires numériques" d'Idate.

La présentation s'est conclue par le lancement du projet de réseau en Alsace, qui représentera 450 millions d'euros d'investissements publics et privés sur six ans pour l'installation de 380.000 prises et une couverture complète du territoire. Le 11 avril, le ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, avait signé à Strasbourg la participation de l'Etat à la partie publique du financement, qui représente 40 % du total.