Fiat ne renonce pas à la reprise de Chrysler

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Fiat ne renonce pas à la reprise de Chrysler
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La Cour suprême des Etats-Unis a décidé lundi de geler la cession à Fiat du constructeur américain.

Le constructeur automobile italien Fiat n'entend pas abandonner la reprise de Chrysler en dépit de la décision de la Cour suprême américaine de suspendre la vente. "Fiat est engagé même après le 15 juin", date à partir de laquelle le groupe italien est habilité à se retirer du processus si le plan de reprise n'est pas validé, a assuré un porte-parole de Fiat. La juge Ruth Bader Ginsburg a décidé de retarder pour une durée indéfinie la reprise des principaux actifs de Chrysler par un consortium mené par Fiat.

Le plan de reprise de Chrysler a déjà été accepté par un juge des faillites et une cour d'appel la semaine dernière, ce qui semblait ouvrir la voie à une sortie rapide de la procédure de redressement judiciaire, six semaines après le dépôt de bilan du constructeur américain. Certains commentateurs jugeaient toutefois que les termes employés dans la très succincte annonce de la Cour pour annoncer le report laissaient prévoir une décision rapide.

Le "nouveau Chrysler" qui doit sortir du processus judiciaire doit être détenu par un consortium mené par Fiat, qui en possédera 20% (35% à terme). Les Etats américain et canadien en détiendraient 10% et un fonds à gestion syndicale 55%. Un plan qui a déjà été accepté par un juge des faillites et une cour d'appel la semaine dernière, six semaines après le dépôt de bilan de Chrysler.