Faut-il croire aux contes de fées ?

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Faut-il croire aux contes de fées ?
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Entre les jeux en ligne, les jeux vidéos et les films, le monde du merveilleux est devenu un véritable phénomène occidental. De fait, l'épopée du jeune magicien Harry Potter s'est vendu à plus de 400 millions d'exemplaires de par le monde, l'imaginaire semble être devenu un nouvel exutoire. Avons nous vraiment raison de croire aux contes de fées ? Pour en parler, Michel Drucker a invité Pierre Dubois, "elficologue".

Il faut croire aux contes de fées : c'est le constat de l'"elficologue" Pierre Dubois. Pour cet écrivain, auteur de bien trois encyclopédies sur les êtres merveilleux, les fées sont partout. Depuis les moires qui se penchent sur le berceau jusqu'aux institutrices qui lui ouvrent la porte des arts. Avant l'âge de raison, l'enfant n'a de cesse de fréquenter ces magiciennes qui "l'initient".

Mais il ne s'agit pas que de cela : en revenant sur d'anciennes croyances telles que l'ankou, les lavandières, la mère Gagache, ou même Blanche Neige, il nous démontre que, depuis la nuit des temps, ces récits, transmis oralement à travers les générations, se sont chargés d'une puissance cathartique forte.
Ils permettaient alors de se rassurer pendant les périodes les plus dures, -comme l'hiver, où la peur des loups s'assortissait de craintes moins tangibles mais non moins fortes sur l'éventuel non retour du printemps- et les plus scientistes où les contes constituaient une sorte de candeur sécurisante.
Aujourd'hui, si les conteurs traditionnels ont passé le relais aux bandes dessinées et aux films, le besoin de s'évader et de rêver est toujours aussi fort.

C'est ainsi qu'à Noël, "le temps de tous les enchantements", même les adultes se prêtent au jeu. Une véritable machine se met en place pour relayer les lettres jusqu'au père noël, décorer de gigantesques sapins et inonder les rues de lumière. Mais à Noël, ce n'est pas uniquement de religion dont il est question, et par ailleurs, le Père Noël tend parfois a supplanter l'enfant Jésus. La magie de cette période, nous indique Pierre Dubois, au micro de Michel Drucker, ce sont les fées qui en sont responsables.