Faurecia : un "accord de principe" à Brières-les-Scellés

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Faurecia : un "accord de principe" à Brières-les-Scellés
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Un "accord de principe" sur les mesures d'accompagnement du plan social a été conclu jeudi entre la direction et les syndicats pour les salariés du site de Faurecia à Brières-les-Scellés (Essonne). A Auchel, dans le Pas-de-Calais, les salariés de l'équipementier automobile poursuivaient leur piquet de grève.

"Une écrasante majorité" des salariés de Faurecia à Brières-les-Scellés (Essonne) a approuvé jeudi l'accord trouvé entre la direction et les partenaires sociaux sur les mesures d'accompagnement du plan social, selon Emmanuel Pioche, secrétaire CFDT du Comité central d'entreprise (CCE). Cet accord devrait être signé mardi ou mercredi prochain. Il prévoit que les salariés touchés par le plan social bénéficient d'un congé de reclassement d'une durée qui peut aller jusqu'à 9 mois ainsi que de 10.000 euros de "capital formation reclassement" en plus des sommes déjà inscrites dans le Plan de sauvegarde de l'emploi. "Nous avons encore sauvé 20 emplois", a déclaré Emmanuel Pioche, en précisant que le nombre de licenciements passerait ainsi à 340. Les syndicats espèrent encore sauver les 15 emplois de comptabilité, qui ont un sursis d'un an.

Le 9 avril, des salariés de l'équipementier automobile, dont PSA Peugeot-Citroën est actionnaire à plus de 70%, avaient retenu trois cadres dirigeants chargés de présenter les modalités financières du plan social devant le comité central d'entreprise (CCE), pendant environ cinq heures. Le CCE avait été suspendu jusqu'au 28 avril.

Mais la situation est toujours tendue sur le site de Faurecia à Auchel, dans le Pas-de-Calais. Plus de 400 salariés bloquaient à nouveau l'usine jeudi matin, après l'intervention des forces de l'ordre dans la nuit. La direction a fait intervenir une quinzaine de vigiles avec des chiens. "On continue le piquet de grève, mais cela se passe très mal, a expliqué un responsable CGT. Une trentaine de CRS ont séparé vigiles et grévistes, qui se sont affrontés.

Les salariés de l'équipementier automobile protestent contre la fermeture du site, annoncée par la direction de Faurecia en mars. Un mouvement de grève de trois semaines avait alors eu lieu, contre ce projet qui prévoit le transfert de 329 postes sur 508 vers d’autres sites du Pas-de-Calais, et la suppression des 179 emplois restants. Alors que l’usine était de nouveau été bloquée depuis le 23 avril, l'équipementier laisse planer la menace d'une suppression de la totalité des 508 emplois à Auchel si le transfert d'activité est refusé.