FagorBrandt placé en redressement judiciaire

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FagorBrandt placé en redressement judiciaire
@ MACIEJ KULCZYNSKI/EPA/MAXPPP
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DERNIÈRE MINUTE - Les repreneurs éventuels ont jusqu'au 13 décembre pour déposer leur offre.

L'info. Le fabricant d'électroménager FagorBrandt, filiale française du groupe espagnol Fagor, a été mis en redressement judiciaire jeudi par le tribunal de commerce de Nanterre qui a fixé une période d'observation de six mois, a indiqué une source proche de la direction. Les repreneurs éventuels ont jusqu'au 13 décembre 18h pour déposer leurs offres, selon la CFE-CGC présente à l'audience.

Direction et syndicats ne perdent pas espoir. "La mise en redressement judiciaire doit permettre à FagorBrandt de poursuivre sa recherche de solutions visant la continuation de son activité tout en préservant au mieux l'emploi, les intérêts de ses fournisseurs et de ses partenaires", avait expliqué Thierry Léonard, directeur général de FagorBrandt à l'issue d'un Comité central d'entreprise (CCE) à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine). "C'est évidemment une mauvaise nouvelle mais ce n'est pas la fin. On va se battre", a ainsi réagi auprès de l'AFP Christian Legay (CFE-CGC). La décision  "doit nous aider à prendre un nouveau départ", affirme-t-il en insistant sur "la viabilité de l'entreprise", son "savoir-faire et ses marques prestigieuses". Si le tribunal de Nanterre décide de la mise en redressement, pour permettre à FagorBrandt de trouver des fonds auprès de banques ou de repreneurs, cela va "gele(r) les dettes et devrait nous permettre de redémarrer les sites de production dans les prochaines semaines", "il n'y a rien de perdu", estimait également Philippe Breger (CGT).

Des dettes colossales à payer. Selon la direction, les dettes de l'entreprise s'élèvent à 156 millions d'euros (110 auprès du groupe, 46 millions d'endettement extérieur). Faute de pouvoir payer les fournisseurs, les quatre sites - Vendôme (Loir-et-Cher, 221 salariés), La Roche-sur-Yon (Vendée, 339 salariés), Aizenay (Vendée, 106 salariés) et Orléans (Loiret, 523 salariés) - sont à l'arrêt depuis la mi-octobre, et les salariés au chômage technique.