Et si les femmes sauvaient l'économie mondiale

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Et si les femmes sauvaient l'économie mondiale
Le FMI souligne que seules 40% des femmes dans le monde se trouvent dans le marché du travail. Et les disparités sont énormes d'une région à l'autre@ Reuters
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Le FMI assure que donner davantage de place aux femmes résoudraient (tous) les problèmes actuels.

Le rapport. "Les femmes, le travail et l'économie; les gains macroéconomiques (à attendre) d'une égalité des sexes." C'est le titre d'une très sérieuse note de 30 pages, publiée par le FMI et relayée mardi par Le Figaro. De la croissance à la stabilité des banques, en passant par la pérennité des systèmes de retraites… Ce que nous dit l'institution, dirigée par la Française Christine Lagarde, c'est que donner davantage de place à la gent féminine résoudrait à peu près tous les problèmes actuels. Comment ? On vous explique.

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Le constat général. "Les femmes constituent un peu plus de la moitié de la population mondiale, mais leur contribution aux chiffres d'activité, de croissance et de bien-être économiques est nettement inférieur à leur potentiel", constate la note du FMI. Un constat que l'ex-ministre de l'Economie de Nicolas Sarkozy entend répéter jusqu'à ce qu'il soit ancré dans toutes les têtes. "Se concentrer sur l'autre moitié de l'humanité ne fait pas de mal à la croissance et au développement économique, bien au contraire. Les responsables politiques ont besoin d'entendre ce refrain encore et encore", a martelé Christine Lagarde lundi, lors d'une interview à l'agence Bloomberg.

Pas assez employées… Le FMI ne fait que rappeler des faits connus, mais insiste sur leur importance. Ainsi, la note souligne que seules 40% des femmes dans le monde se trouvent dans le marché du travail. Et les disparités sont énormes d'une région à l'autre : elles sont 63% en Asie de l'Est mais 21% au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. Aux États-Unis, détaille Le Figaro, il suffirait que les femmes travaillent autant que les hommes pour que le PIB augmente de 5%. Le gain serait de 12% dans les Émirats arabes et même de 34% en Égypte. Une femme qui travaille, cela signifie en effet de la main d'œuvre en plus pour une entreprise, une augmentation de la consommation intérieure ou encore une hausse des cotisations retraites. Des données non négligeables, qui se ressentiraient directement sur le PIB.
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© MAXPPP

… Ni assez bien placée. Le FMI pointe également du doigt les inégalités salariales entre les hommes et les femmes, ainsi que la différence de carrière entre les deux sexes. Aux Etats-Unis par exemple, seuls 4% des cadres supérieurs des 500 grandes entreprises de l'indice Standard and Poor's appartiennent à la gent féminine. Or, mieux une femme est payés, plus elle à d'argent à dépenser dans la consommation. De plus, relate Le Figaro, selon l'une des études citées par le FMI, certains économistes "démontrent l'effet bienfaisant à attendre d'une plus grande participation des femmes aux marchés financier: ils perdraient ainsi une part de leur volatilité excessive, la gent féminine étant moins portées sur les excès et le court termisme".

Des données incomplètes. Ce que regrette également le FMI, c'est que de nombreux pays entretiennent le flou autour de la place des femmes dans leur économie. Or Christine Lagarde souhaiterait que les dirigeants "rendent des comptes" sur ce sujet, pour que son institution puisse élaborer des évaluations précises, voire réfléchir à des sanctions.