Epargnants, pas de raison de paniquer

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Epargnants, pas de raison de paniquer
La diversité des placements des compagnies d'assurance constituent une garantie.
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Les produits d'épargne préférés des Français ne sont pas trop exposés aux aléas financiers actuels.

Alors que les marchés s'affolent, faut-il craindre de voir ses produits d'épargne trinquer ? Pas vraiment, selon Philippe Crevel, secrétaire général du Cercle des Epargnants, joint mardi par Europe 1. "Les épargnants français sont avant tout des épargnants qui placent leur argent sur des produits sûrs de taux : le livret A évidemment, les comptes sur livret et l'assurance-vie", a-t-il souligné.

Le livret A, produit sûr

Défiscalisé et garanti par l'Etat, le livret A reste sans conteste le produit d'épargne favori - et le plus sûr - des Français. En effet, les comptes courants et les livrets bancaires sont garantis par l'Etat à hauteur de 100.000 euros par client. Or, le placement sur livret A est plafonné à 15.300 euros, hors intérêts.

En matière d'assurance vie, ce sont essentiellement les fonds sécurisés en euros qui ont la cote chez les Français. La crainte, c'est qu'ils sont, en partie, investis dans les emprunts d'Etat. Et certains de ces emprunts (grecs, portugais, espagnols ou italiens...), considérés comme sûrs il y a trois ans, le sont beaucoup moins aujourd’hui. Mais, selon Philippe Crevel, secrétaire général du Cercle des Epargnants, il n'y a pas lieu de s'inquiéter outre mesure : "il y a évidemment un risque si un Etat fait faillite mais, à l'heure actuelle, aucun Etat n'a fait faillite au niveau européen, et les Etats-Unis peuvent encore rembourser leur dette depuis qu'il y a eu l'accord entre républicains et démocrates", fait-il valoir.

Des garanties pour l'assurance-vie

Par ailleurs, la diversité des placements des compagnies d'assurance constituent, d'après lui, une garantie : "les compagnies ne placent pas sur un seul Etat, elles placent sur une multitude d'Etats et, en plus, elles prennent aussi des obligations d'entreprises solides. Cette diversification est une première garantie".

La seconde garantie vient des compagnies d'assurance, elles-mêmes, explique le secrétaire général du Cercle des Epargnants : "elles ont leur propre capital et, le cas échéant, elles peuvent être amenées à puiser dans ce capital pour compenser la perte qu'elles subiraient sur les marchés en matière d'obligations ou sur les placements en règle générale. Cette deuxième garantie qu'on appelle 'prudentielle' est importante pour permettre aux épargnants de conserver leur capital sur leur fonds euro". En clair, si Athènes, Lisbonne, Rome ou Madrid annoncent ne pouvoir rembourser qu’une partie des sommes prêtées, le capital investi par l'épargnant sera garanti. Seule sa rémunération pourra en souffrir, ce qui n'est pas le cas actuellement.