Énergies maritimes : General Electric implantera son siège mondial à Nantes

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Énergies maritimes : General Electric implantera son siège mondial à Nantes
General electric entend implanter son siège mondial pour les énergies marines renouvelables (EMR) près de Nantes.@ Reuters
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MADE IN FRANCE - Des centaines d'emplois devraient être crées, fruits de l'alliance entre le géant américain et Alstom.

C'est l'un des premiers effets (bénéfiques) de l'alliance entre General electric (GE) et Alstom. Le géant américain, qui rachète le pôle énergie de l'industriel français, entend implanter son siège mondial pour les énergies marines renouvelables (EMR) près de Nantes. Le président d'Alstom Renewable Power et le vice-président du conseil régional des Pays-de-la-Loire l'annoncent vendredi, dans un entretien exclusif à Presse-Océan. En perspective : 200 emplois directs et jusqu'à 4.000 emplois induits.

Nantes, terreau et cerveau de l'énergie maritime. "Plusieurs facteurs ont joué : il y a un terrain pour notre usine d'assemblage, il y a le marché du 1er parc éolien en mer sur le banc de Guérande, puis la qualité de la main d'œuvre et le biotope de recherche et développement qui existe dans la région", explique ainsi Jérôme Pécresse, le président d'Alstom Renewable Power. "Et bien sûr, il y a la présence de notre propre service recherche et développement (R&D) à Nantes, qui va monter en puissance avant de partir à Bouguenais", commune située au sud de l'agglomération nantaise, ajoute-t-il.



"Général Electric est déjà implantée en Loire-Atlantique, à travers notamment la Famat à St-Nazaire (Fabrication mécaniques de l'Atlantique, qui produit des carters de turboréacteurs, ndlr). Alstom, qui a déjà une centaine de chercheurs basés à Nantes, a toujours défendu le pari de structurer ici une filière sur les énergies marines renouvelables. Et les Américains avaient promis de s'inscrire dans les promesses d'Alstom. Ils tiennent parole", explique de son côté le premier vice-président PS du conseil régional des Pays de la Loire, Christophe Clergeau dans un entretien également publié par Presse-Océan vendredi.

Jusqu'à 4.000 emplois espérés. Selon l'élu socialiste, le futur siège emploiera, à terme en 2017, 200 personnes. Il devrait être implanté sur le campus de l'IRT (Institut de recherche technologique) Jules Verne à Bouguenais, près de l'actuel aéroport de Nantes Atlantique.

"C'est une belle histoire, une réussite qui illustre le dynamisme et le savoir-faire de la Basse-Loire. En 3-4 ans, grâce à la bonne volonté de tous les acteurs, on a réussi à faire émerger cette nouvelle filière industrielle", ajoute Christophe Clergeau. "Aujourd'hui, entre les établissements publics et Alstom, DCNS, STX, Bureau Veritas, CEA-Tech, il y a environ 300 chercheurs qui travaillent sur les énergies des océans. Dans quelques mois, ils seront un millier. Et les différentes usines vont rapidement embaucher un autre millier de salariés en production, ce qui va créer environ 4.000 emplois indirects chez les sous-traitants et les sociétés de service", espère l'élu.