En manque de liquide, les Grecs "ne font plus de shopping"

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En manque de liquide, les Grecs "ne font plus de shopping"
@ OUISA GOULIAMAKI / AFP
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Les Grecs sont toujours contraints à une limitation de retrait et la consommation en est plombée. 

La Grèce est toujours dans l'attente d'un accord. En manque d'argent frais, les banques sont fermées depuis lundi dernier. Alors que les établissements doivent rouvrir ce mardi, les Grecs sont toujours contraints à une limitation de retrait, de 60 euros par jour et peut-être même bientôt 20 euros, selon certaines sources. Un climat pesant pour les commerçants, qui regardent leurs boutiques vides.

Moins 80% de chiffre d'affaires. "Les Grecs n'achètent que ce qui est nécessaire. Il n'y a plus de dépenses superflues. Ils ne font plus de shopping comme avant", regrette ainsi Spiros, petit bijoutier de quartier à Athènes, qui a perdu 80% de son chiffre d'affaires depuis une semaine. "Il y en a assez de l'austérité. La Grèce doit sortir de la zone euro pour décider de son destin", poursuit un vendeur de vêtement de la capitale.

>> Une commerçante dans sa boutique vide à Thessalonique, lundi :

Commerce 1280

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"Je ne sais pas si j'aurai mes 60 euros". Le manque de liquidités commence à sérieusement paralyser le pays. Les Grecs retirent leurs 60 euros quotidien mais ne les dépensent pas, anticipant un assèchement des réserves. Miltiadis, vendeur de cigarettes, ne vit plus que grâce aux touristes - qui continuent à pouvoir retirer de l'argent - et explique lui aussi que son chiffre d'affaires s'est "considérablement abaissé ces dix derniers jours". "J'ai peur des prochains jours. Je n'étais pas à la banque aujourd'hui et je ne sais pas si j'aurai mes 60 euros", confie-t-il.

>> Une file d'attente devant un distributeur à Thessalonique, lundi :

Banque

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Des comptes en Bulgarie. Nikos, dans sa boutique de montres, sait également que le magasin "doit de l'argent à nos fournisseurs et ne peut pas les payer". Et pour cause : les virements vers l'étranger sont limités. L'argent doit rester dans le pays. Face à la crise, l'art de la débrouille s'impose. Certains chefs d'entreprise confie avoir réussi à cacher des comptes ailleurs, en Bulgarie par exemple. L'un d'eux prophétise auprès d'Europe 1 : "bientôt, on paiera nos fournisseurs comptant. Avec le risque de corruption que cela implique".